Avec 49 % de l’électricité en main sur le marché belge fin 2013 (calculé sur base des points d’accès), GDF Suez/Electrabel demeure le principal fournisseur d’énergie sur notre territoire. Les centrales nucléaires restent sa principale source de production d’énergie en Belgique, mais cela changera radicalement dans le futur suite à la sortie progressive du nucléaire, programmée en 2025.

Production/achats

  • 17% Énergies renouvelables
  • 0% Déchets
  • 35% Gaz naturel
  • 17% Charbon et Pétrole
  • 31% Énergie nucléaire

Nous avons analysé la capacité de production du groupe GDF Suez en Europe (Turquie incluse). La principale source d’énergie du groupe en 2013 était toujours le gaz naturel, comme les années précédentes. Cette part a toutefois diminué parce que les centrales à gaz n’étaient (et ne sont) plus ou plus assez rentables. Les énergies renouvelables ont joué un rôle plus important dans la production en Europe (hausse de 6 %), mais nous observons également une augmentation relative de la part d’énergie nucléaire et des combustibles fossiles, ce qui explique ce score plus faible de GDF Suez /Electrabel par rapport à notre précédent classement.

Investissements

  • 11% Énergies renouvelables
  • 0% Déchets
  • 19% Gaz naturel
  • 23% Charbon et Pétrole
  • 47% Énergie nucléaire

Ce qui frappe dans le graphique des investissements est la part d’énergie nucléaire, la principale raison étant que la nouvelle centrale nucléaire à Mooreside (UK) – construite par Toshiba et GDF Suez – aura une capacité attendue de 3 400 MW et pèse lourdement dans les chiffres d’investissement. La part des projets impliquant le gaz reste relativement peu importante, ce qui est une conséquence directe des prix de gaz élevés (comparé au charbon) et des tensions sur le marché du gaz. Le plus remarquable est la part de charbon dans les chiffres d’investissement, ce qui a un impact énorme sur le score du groupe. Il s’agit tant de centrales à charbon qui sont déjà en construction, (ex. à Willemshaven en Allemagne) que d’investissements à long terme.

La part des énergies renouvelables est limitée comparée aux autres investissements. Or, en chiffres absolus, ces investissements ne sont pas négligeables. Ainsi, en 2014 un consortium sous la direction de GDF Suez a gagné deux projets d’éoliennes offshore au large de la côte française (Noirmoutier, Le Tréport) avec une capacité estimée d’environ 1000 MW. Les autres investissements concernent principalement des projets éoliens de petite dimension.