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Les combustibles pour chauffer l’habitation se répartissent dans deux grands groupes:

  • Les sources d’énergie 'finies', comme les combustibles fossiles (charbon, lignite, mazout et gaz) et le combustible nucléaire (uranium). Ces combustibles posent de nombreux problèmes:
    • Ils s’épuisent, car leur stock n’est pas infini, mais bien présent en quantité limitée sur la planète: encore pendant 20 à 65 ans pour l’uranium, quelques décennies pour le pétrole et 40 à 80 ans pour le gaz...
    • Ils polluent l’environnement et impliquent des risques, tant lors de leur exploitation que leur traitement, leur transport, leur combustion et le traitement de leurs déchets. Non seulement ces combustibles provoquent d’importantes émissions de CO2 (voir effet de serre), mais ils rejettent également différentes substances toxiques dans l’environnement: oxydes d’azote, oxydes de soufre, hydrocarbures non brûlés, particules.  Dans le cas de l’énergie nucléaire  s’ajoute encore la problématique des déchets
    • Le prix de ces sources d’énergie ne fait qu’augmenter.
  • Outres les sources d’énergie 'finies', il existe des sources d’énergie renouvelables, dont la plupart proviennent directement ou indirectement du soleil:
    • Énergie solaire passive: grâce à des fenêtres disposées intelligemment, le soleil chauffe l’habitation (énergie entrante). Voir également ‘conception de l’habitation’.
    • Énergie solaire active:
      • Panneaux solaires thermiques qui assurent la production d’eau chaude ou qui participent au chauffage de la maison.
      • Panneaux photovoltaïques qui transforment la lumière du soleil en électricité
      • Biomasse en circuit fermé: les arbres et les végétaux ne poussent que grâce à l’énergie du soleil, qu’ils stockent dans leur biomasse. Lors de sa transformation, ou combustion, nous pouvons récupérer cette énergie et l’utiliser. La biomasse est en théorie une source d’énergie neutre au niveau du CO2: les plantes absorbent du CO2 lorsqu’elles poussent et libèrent la même quantité de CO2 quand elles sont brûlées. Si nous ne récoltons pas plus d’espèces qu’il ne peut en pousser simultanément, on évite l’exploitation à outrance et on obtient un circuit fermé. A condition que les plantes/forêts exploitées soient replantées. L’énergie de la biomasse peut cependant poser des problèmes. Souvent la biomasse est cultivée dans le cadre d’une agriculture industrielle à grande échelle, avec un impact social et environnemental négatif. Différents rapports démontrent que le rendement de la biomasse peut être faible (il faut autant, voire plus d’énergie pour la produire que ce qu’elle ne peut en fournir).
  • La chaleur du sol  (chaleur géothermique) est une autre source d’énergie renouvelable. Elle s’utilise parfois directement (c’est le cas des geysers, en Islande), ou indirectement via une pompe à chaleur.

Remarques:

  • L’électricité n’est pas une source d’énergie, mais bien un vecteur c-à-d un maillon intermédiaire entre une source d’énergie et une application. La production d’électricité dans une centrale classique implique toujours une importante perte d’énergie: en moyenne, il n’en reste in fine que 40 % de l'énergie primaire. Il faut donc être prudent avec l’électricité et ne pas l’utiliser pour chauffer les habitations.
  • L’hydrogène est parfois qualifié de source d’énergie du futur, mais il s'agit également d'un vecteur d’énergie, un maillon intermédiaire. Il faut une source d’énergie pour pouvoir en disposer. L’hydrogène est intéressant parce qu’il peut être stocké et brûlé pur, par exemple pour les transports urbains, mais il n’est pas vraiment d’application dans les habitations. Toute transformation inutile d’énergie implique en effet des pertes.

Conclusion:

Il faut tout d’abord concevoir intelligemment son habitation. Une bonne construction et une isolation adéquate peuvent réduire considérablement la nécessité de chauffer l’habitation (parfois même la faire disparaître totalement: voir la maison passive).
L’énergie dont nous avons néanmoins besoin dans une maison bien conçue, isolée et ventilée, peut provenir de sources d’énergie renouvelables. Celles-ci ont toutefois des limites pour ce qui concerne le chauffage. L’énergie solaire thermique active fonctionne très bien pour l’eau chaude, mais elle ne livre qu’une petite contribution pour le chauffage. Les cellules photovoltaïques, l’énergie éolienne et hydraulique fournissent l’électricité que nous réservons à des applications 'supérieures' (éclairage, appareils, communication,…). Le bois des forêts renouvelables offre des possibilités pour le chauffage, de même que l’utilisation de la chaleur du sol.