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La première étape, quand il s’agit du choix des fenêtres, est de déterminer l’orientation et la répartition des fenêtres sur les différentes façades (voir Concept / Orientation) et la proportion adéquate entre les surfaces vitrées et non-vitrées. Si vous faites les bons choix, vous pourrez tirer un maximum de profit de la chaleur gratuite du soleil. Mais des fenêtres trop nombreuses induisent également des déperditions calorifiques. Même les vitrages super-isolants retiennent moins la chaleur qu’un mur bien isolé.

La seconde étape est le choix du vitrage et des châssis. Notre confort est déterminé notamment par la température de la surface des différentes parties du mur de l’habitation. Les ouvertures des fenêtres et des portes constituent un maillon faible. Voilà pourquoi nous il importe de choisir des vitrages et des châssis qui isolent bien.

En 40 ans, nous sommes passés de vitrages simples avec une valeur U de 5,8 W/m²K, au double vitrage (valeur U = 2,9 W/m²K), puis au verre à haut rendement. Aujourd’hui, le verre avec une valeur U de 1,1 W/m²K est devenu courant. Le surcoût de ce verre est négligeable en comparaison avec le prix total d’une nouvelle fenêtre. On obtient une valeur d’isolation encore meilleure en remplissant le vide entre les deux vitres de gaz au lieu d’air et en appliquant un revêtement à faible émission sur la partie externe du verre intérieur. Si vous désirez faire mieux encore, vous pouvez opter pour un triple vitrage. Ainsi, vous atteindrez une valeur U de 0,8 W/m²K, mais le prix que vous aurez à payer est proportionnel.
Si vous appliquez un vitrage super-isolant dans le châssis de fenêtre standard, la valeur U du verre sera meilleure que celle du cadre. Cela signifie que le type de châssis revêt également une très grande importance. Le tableau ci-dessous donne une idée de la valeur isolante des châssis de fenêtres. L’aluminium remporte les scores les plus faibles, même les profilés à interruption thermique ne descendent pas en dessous de 3,8 W/m²K. Du point de vue de l’isolation, le PVC n’est pas mauvais, mais en termes de durabilité, il ne constitue pas un choix acceptable. De nombreuses substances toxiques (dioxines, phtalates...) sont en libérées depuis sa production jusqu’au traitement des déchets. Le bois remporte les meilleurs scores. Si vous optez pour des fenêtres en bois, choisissez de préférence du bois européen  issu de forêts gérées de manière durable, avec la certification du label FSC.

Si vous préférez des profilés en bois à interruption thermique, vos châssis pourront atteindre une valeur U de 0,8 W/m²K (voir également rubrique Maison passive).

Ce qui vaut pour les fenêtres placées à la verticale vaut encore plus pour les fenêtres de toit, les coupoles ou les verrières. Outre une bonne isolation thermique (l’air chaud monte), des pare-soleil sont également indispensables pour les vitrages obliques (voir Concept / orientation). Normalement, les fenêtres de toit ont un vitrage d’une valeur U d’environ 2,8 W/m²K, mais moyennant un petit surcoût, vous pouvez également vous procurer du vitrage de 1,2 W/m²K, disponible en option chez la plupart des marques.