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An Lambrechts, responsable pour la campagne climat et forêts

An Lambrechts, responsable pour la campagne climat et forêts

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Barcelone, Espagne — Cette semaine débutera à Barcelone la dernière session préparatoire des négociations climatiques de Copenhague. En principe, ce sera la dernière ligne droite vers un accord. Personne ne veut que le train de Copenhague déraille, mais les voies sont très sinueuses. Lors des sessions précédentes, les textes ont été raccourcis, mais il n’y a pas peu de vraies négociations. Est-ce que ce sera différent cette fois ?

Des obstacles en cours de route empêchent les choses d’avancer. Un point de discussion est la mesure dans laquelle les pays industrialisés peuvent déduire le carbone stocké dans leurs forêts, de leurs objectifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pitoyable en vérité, car quand on voit à quoi s’engagent les pays en développement pour réduire leurs émissions, on remarque que, toutes proportions gardées, ils mettent la barre plus haut que les pays industrialisés.

Un autre point crucial est le financement de la lutte contre le changement climatique dans le tiers monde. C’est un point de rupture pour les pays en développement, qui payeront le plus lourd tribut pour l’impact du changement climatique. La semaine dernière, l’UE est enfin parvenue à y associer un chiffre global, mais les 27 Etats membres ne veulent pas se prononcer pour l’instant quant à leur propre contribution. C’est donc pour l’Europe une occasion ratée de prendre l’initiative dans les négociations climatiques. Reste à savoir si cela suffira pour que les pays en développement franchissent le pas.

Le point le plus sensible concerne le maintien de la structure du protocole de Kyoto. C’est de cela que dépend le cadre international contraignant pour la réduction des émissions de CO2. Certains pays, comme les Etats-Unis et le Canada, feront tout pour échapper à ce caractère contraignant. Il faut trouver également une manière d’intégrer les Etats-Unis, car ils n’ont jamais ratifié le protocole de Kyoto. L’UE va-t-elle parvenir à sauver le protocole par des opérations de ‘copier & coller’ ? Si Kyoto est simplement transféré dans un nouvel accord, la porte vers un affaiblissement du texte sera grande ouverte.

Greenpeace fera en tout cas tout ce qu’il faut pour mettre les négociateurs face à la réalité : s’ils ne prennent pas de mesures pour maintenir la hausse de la température le plus possible sous les 2°C, l’impact du changement climatique deviendra incontrôlable. Connaître le coupable ne suffira pas aux générations futures. Il ne suffit pas de prendre le train, il faut rester sur les rails.

5 novembre - Une boîte vide pour les forêts ?

Pfft... pour la première fois cette semaine, je suis contente que les sessions de négociations soient terminées pour aujourd’hui. Quelle frustration de voir les pays industrialisés inventer des tonnes de règles pour pouvoir déduire au maximum le carbone stocké dans les forêts de leurs objectifs de réduction des émissions. En fait, c’est tout simplement dégoûtant!

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4 novembre – Copenhague pour les dupes ?

Ce matin, j’ai commencé ma journée en constatant qu’il y avait dans notre pays des journalistes qui ne savent manifestement pas grand-chose des négociations climatiques. 'Barroso: pas d’accord contraignant à Copenhague’: tel est le titre du Standaard online. Ma première réaction est la déception. Ils ne vont quand même pas s’y mettre, eux aussi?

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3 novembre - 1,2,3 Kyoto

Aujourd’hui, on se demandait si les négociations sur le statut du protocole de Kyoto dans le nouvel accord sur le climat auraient lieu ou pas. Les pays africains étaient en pleine concertation hier encore concernant leur stratégie. Ils avaient décidé de camper sur leurs positions... et différentes sessions ont à nouveau été annulées. L’affaire a évidemment donné lieu à de nombreuses spéculations concernant leurs motivations – parmi les délégations, mais aussi au sein des ONG. Tout cela s’est avéré encore plus mystérieux lorsque plusieurs autres pays en développement ont commencé à exprimer leur approbation vis-à-vis de l’initiative africaine.

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2 novembre - Fossile danois

Pour la première fois depuis que je suis de près les négociations climatiques, notre hôtel se situe à côté de celui de la délégation belge. C’est là qu’est organisé chaque matin un briefing pour tous ceux qui figurent sur la liste de la délégation. On va enfin pouvoir dormir plus longtemps ! C’est sur cette réjouissante perspective que je me suis couchée hier soir, mais je m’étais trompée : cette fois, ce sera une réunion avant le petit déjeuner, débutant à... 6h45. Cette semaine sera encore une fois caractérisée par de nombreuses heures de travail et très peu de sommeil, malheureusement, mais cela ne change rien à mon ardeur.

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