Surpêche

Surpêche

Nos mers sont (sur)exploitées. Après avoir écumé les eaux côtières, les bateaux de pêche vont toujours plus loin et saccagent aussi bien les poissons dits rentables que les poissons non commercialisables qui succombent dans les filets de pêche.

Trop de bateaux, plus assez de poissons

D'immenses filets piègent de tout, même les poissons non désirés.

Pour nos petits-enfants, le poisson pourrait devenir une denrée rare. En cause, la surpêche : c'est pêcher trop au vu des réserves de poissons ; c’est utiliser trop de bateaux, utilisant des moyens de pêche surdimensionnés ; c'est mettre en danger les capacités de reproduction des poissons. L'exemple le plus célèbre est celui du thon rouge de Méditerranée, au bord de la disparition. Le cabillaud de Terre-Neuve en est un autre : depuis 1992, les stocks ont disparu.

La flotte se déplace

Hier, on pêchait dans les eaux du Nord, aujourd'hui dans celles du Sud. La surpêche menace ainsi les pêcheries artisanales des pays en développement. Elle prive ces pays de précieuses ressources. C'est particulièrement vrai en Afrique de l'Ouest (en Mauritanie, au Sénégal).
De plus en plus aussi, on pêche les espèces qui vivent près des fonds marins, à de très grandes profondeurs. Ce sont par exemple l'empereur, le flétan ou certains requins. Pour les pêcher, les bateaux ont le plus souvent recours au chalutage de fond. D'énormes filets sont tirés sur les fonds marins et avancent grâce à des rouleaux qui surmontent tous les obstacles. L'ouverture du plus grand de ces filets est aussi large qu'un terrain de football et aussi haute qu'un immeuble de trois étages !

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la surpêche est une activité légale. Elle est autorisée, en toute inconscience, par les organismes internationaux de gestion de la pêche… La situation est telle que les bateaux de pêche industrielle, totalisant 1% de la flotte mondiale,  assurent 50% des prises mondiales.

Pas de poissons, pas d'avenir!

Prises accessoires

Les "prises accessoires" sont un autre problème particulièrement choquant : on rejette par-dessus bord ce qui a été pris accidentellement et qui ne rapporte rien. La pêche à la crevette occasionne jusqu’à 90% de prises accessoires. Quant à la pêche industrielle au thon, elle est synonyme de perte de millions d’oiseaux de mer, de requins ou de tortues.

Bientôt plus de poisson dans nos assiettes ?

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