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Suite à l’analyse des parcours professionnels des
membres de la Commission (cf. pièce jointe), le milieu environnemental
belge émet de sérieux doutes quant à la totale indépendance des membres
permanents de la Commission, choisis par le ministre fédéral de
l’Energie Marc Verwilghen. De cette analyse, il ressort notamment que
l’Energie-Instituut de la KUL, dirigé par le président de la
Commission, William D’Haeseleer, bénéficie de fonds substantiels
octroyés notamment par Electrabel, Tractebel et la SPE.
D’autres
membres de la commission, qui ont - ou ont eu - des mandats dans le
secteur de l’atome, possèdent également un profil hautement nucléaire.
Pierre Klees, le vice-président de la Commission, fut directeur de
Westinghouse, l’un des leaders mondiaux du secteur nucléaire. Parmi les
membres permanents, on dénombre également Jean-Marie Streydio,
président d’honneur de l’ONDRAF et ancien vice-président du Centre
d’étude de l'Energie Nucléaire de Mol. Pierre Tonon, un autre membre
permanent de la Commission, a quant à lui dirigé pendant de nombreuses
années Belgonucléaire, une entreprise dans laquelle Tractebel et
Electrabel ont des parts importantes. La Commission a également eu
recours de manière variable à l’apport de membres non-permanents.
Cependant, le rôle exact laissé à ces derniers est entaché de flou...
En
conséquence, le manque d'objectivité de la Commission est préjudiciable
à la tenue d’un débat serein et éclairé sur l’avenir énergétique de la
Belgique à long terme.
Notes à la rédaction :
(1) l'Energie-Instituut de la KUL.