Belgique —
Greenpeace salue le refus de l'autorisation de l'essai en champ pour des peupliers transgéniques et la démarche politique qui le sous-tend. L'organisation de défense de l'environnement se réjouit particulièrement du fait que
les ministres Magnette et Onkelinx ont donné la priorité à une vision à long terme du dossier et ont pris en compte les implications de la future commercialisation d'arbres transgéniques. Pour Greenpeace, il est évident qu'une prise en compte globale de l'impact des cultures OGM doit prévaloir dans les discussions du Printemps de l'Environnement.
Autoriser
l'essai en champ de peupliers dénaturés pour faciliter
la production d'agrocarburants, demandé par le Vlaams
instituut voor biotechnologie (VIB),
à Gand aurait indéniablement été une
erreur, cet essai étant l'anti-chambre de la commercialisation
d'arbres transgéniques qui poserait des risques considérables
pour l'environnement.
«En
bloquant l'autorisation de l'essai en champ de peupliers OGM, les
ministres font preuve de cohérence,
commente Natacha Adam, de la campagne Agriculture durable/OGM de
Greenpeace. Produire
des agrocarburants sur base d'OGM revient à vouloir résoudre
un problème environnemental en en créant un autre. »
Le
recours aux agrocarburants ne fait qu'occulter la nécessité
de réduire le nombre de kilomètres parcourus et
d'utiliser des voitures moins énergivores. Une réponse
crédible aux changements climatiques passe par la mise en
œuvre
de solutions véritablement durables, basées sur une
vision à long terme et impliquant une remise en question de
nos modes de consommation. Dans le cadre du Printemps de
l'Environnement et des ateliers qui y sont organisés autour de
la problématique des OGM, Greenpeace a demandé un
moratoire sur les cultures transgéniques et une évaluation
globale des dimensions environnementales, socio-économiques et
éthiques qui y sont liées.
La décision d'aujourd'hui semble aller en ce sens.