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Lait respectueux de l'environnement - partie 1

Lait respectueux de l'environnement - partie 1

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Bruxelles/Blauberg-Herselt, Belgique — Greenpeace publie un rapport basé sur différentes études scientifiques démontrant qu'il est parfaitement possible de nourrir les vaches laitières en se passant de soja et en limitant l’utilisation de maïs. Cette optique permet d'envisager une diminution des importations de soja qui se révèlent particulièrement destructrices pour l'environnement. La culture du soja en Amérique latine (Argentine et Brésil) se solde entre autres par une importante déforestation. L'adoption d'un plan de culture basé sur des ressources en protéines locales comme le trèfle assure, de plus, une parfaite rentabilité de l'exploitation agricole.

Intitulé « Lait respectueux de l'environnement – Production de lait sans OGM durable et peu onéreuse », le rapport publié par Greenpeace met en perspective une étude scientifique estimant l'impact environnemental de la monoculture intensive de soja en Argentine et deux études démontrant la faisabilité d'une alimentation animale exempte d'OGM pour le secteur laitier belge. (1)

Ce rapport analyse la possibilité pour le secteur laitier belge de se passer d'OGM dans l'alimentation animale. Un premier scénario envisage la faisabilité de la ségrégation des filières OGM et non-OGM et le surcoût qu'elle engendre (2). Un coût supplémentaire qui ne doit en aucun cas être supporté par les agriculteurs.

Un second scénario – préférable d'un point de vue environnemental - envisage la production locale de protéines assimilables par les vaches laitières. L'analyse de l'impact économique de cette reconversion permet de conclure qu'en agissant sur l'alimentation du bétail, il est possible d'augmenter la rentabilité des exploitations agricoles.

La présentation du rapport s'est déroulée à la ferme De Ploeg (3) où les vaches sont nourries au trèfle. « La gestion de mon exploitation agricole a été modifiée il y a deux ans environ, commente Ronny Aerts, éleveur, en grande partie pour répondre à l'attente de mes clients, soucieux de la qualité des produits laitiers que nous vendons. Pour éviter le recours aux ingrédients susceptibles de contenir des OGM, je cultive du trèfle qui remplace avantageusement une source de protéines comme le soja.»

La culture du trèfle permet en outre de limiter sensiblement les frais d'exploitation liés à l'utilisation intensive d'herbicides ou d'engrais chimiques.





«Une production locale en circuit fermé est clairement plus respectueuse de  l’environnement, remarque Karen Janssens de la campagne OGM de Greenpeace Belgique. En effet, des données de plus en plus précises permettent d'évaluer la menace que représentent les OGM pour l'environnement. Ces dernières années, rien qu'en Argentine, des millions d'hectares de forêts ont été sacrifiés pour céder aux sirènes d'une culture intensive de soja transgénique. Si l'Europe, qui est un des principaux importateurs de cette denrée, ne modifie pas son approvisionnement en protéines, elle sera co-responsable d'une catastrophe sociale et environnementale en Amérique latine.»

Greenpeace a démontré avec ce rapport que l'utilisation d'OGM produits à des kilomètres de leur lieu de consommation est une abérration environnementale. Greenpeace espère que le secteur laitier belge acceptera de reconsidérer l’alimentation qu’il réserve au bétail, répondant ainsi au souci des consommateurs et accroissant la durabilité de l’agriculture européenne. 

Rapports connexes

Notes

1)Rapport disponible sur www.greenpeace.be Le rapport est basé sur deux études, finalisées en avril 2005 et réalisées par le consultant agricole Wim Govaerts ainsi que par l'Université de Gand. L'étude d'impact environnemental a été menée en Argentine par le conseiller en économie agricole Charles Benbrook. Publiée en janvier 2005, elle est également disponible sur le site de Greenpeace.

2)Le service de presse de Greenpeace dispose d’un document résumant l’argumentation du rapport et les différents surcoûts. Ce document est disponible sur www.greenpeace.be. L'analyse détaillée se trouve dans le rapport.

3) La ferme De Ploeg, à Blauberg-Herstelt.