Nucléaire: Enfin un débat parlementaire sur la sécurité des piscines de combustibles | Protection de l'environnement | Greenpeace Belgique

Nucléaire: Enfin un débat parlementaire sur la sécurité des piscines de combustibles

Communiqué de presse - 5 juin, 2018
Greenpeace se félicite que la Sous-commission de la Sécurité nucléaire ait décidé de débattre du rapport "La sécurité des réacteurs nucléaires et des piscines d'entreposage du combustible en France et en Belgique et les mesures de renforcement associées" [1], commandé par l’association de protection de l’environnement à 7 experts indépendants internationaux et transmis en octobre dernier aux autorités compétentes.

“Seuls les enfants ferment les yeux pour faire disparaître un danger”, commente Eloi Glorieux, expert nucléaire chez Greenpeace et l’un des trois intervenants de la Sous-commission du jour. “Que nos députés se comportent en adulte et débattent de la sécurité nucléaire aujourd’hui, nous ne pouvons que nous en réjouir. Il faut maintenant qu’Engie-Electrabel fasse de même et prenne les mesures adéquates pour mieux protéger les centrales contre des attaques extérieures.”

En octobre, pour des raisons de sécurité, Greenpeace avait transmis le rapport complet uniquement au directeur-général du Centre de Crise, au directeur de l’AFCN et au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité M. Jambon. Afin d’alimenter le débat public, l’association avait appelé à un débat parlementaire sur le contenu du rapport. Cela aura finalement pris des mois avant de pouvoir se faire, après que les membres de la Sous-commission aient pu, sous de strictes conditions, consulter le rapport.

“Alors que le sabotage de Doel 4 n’est toujours pas résolu et que l’insécurité est un thème récurrent de ce gouvernement, on peut s’étonner du manque de réactivité et d’initiative de celui-ci et des exploitants des centrales dans un débat pourtant hautement important pour la Belgique, où des millions de personnes vivent à moins de 30 km de centrales nucléaires”, souligne Eloi Glorieux. “Ils doivent évidemment avoir droit à un débat transparent et ouvert sur leur propre sécurité.”

Note:
[1] Greenpeace a décidé de ne pas rendre public ce rapport, qui contient des détails sensibles sur la vulnérabilité des centrales nucléaires. Un résumé de ce rapport est cependant disponible ici.