Communiqué de presse - 29 novembre, 2007
A quelques jours de la conférence des Nations unies à Bali, les associations environnementalistes et Nord Sud appellent les décideurs politiques à jeter les bases d’une politique climatique internationale ambitieuse et équitable. Quant aux représentants de la Belgique à Bali, il est essentiel qu’ils s’efforcent de garder l’Union européenne sur les rails qu’elle s’est tracée, à savoir: une réduction - dans les pays industrialisés - de 30% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.
08.12.07 International Climate Action Day
C'est du 3 au 14 décembre que les leaders politiques du monde se
rassembleront à Bali pour y discuter de l'urgence d'une politique
internationale en matière de lutte contre les changements
climatiques. Les engagements pris dans le cadre du protocole de
Kyoto se termineront en 2012 et c'est à Bali que la communauté
internationale devra se prononcer sur un accord post-2012. Il est
en effet capital que l'on réduise drastiquement les émissions de
CO2 planétaires après 2012. Le
prolongement de l'accord de Kyoto doit impérativement être prêt
avant la fin 2009.
Ecouter la science
Pour les associations environnementalistes comme pour celles
actives dans le secteur de l'aide au développement, il est
impératif de tenir compte des avertissements de la science. C'est
pourquoi, les leaders politiques de la planète doivent veiller au
maintien de l'augmentation des températures planétaires sous les 2°
C (par rapport à la période préindustrielle). Un défi qui se corse
chaque jour davantage.
Cet impératif - qui est non seulement confirmé mais aussi
renforcé par les rapports publiés par le GIEC (groupe d'experts des
Nations unies chargés d'étudier les changements climatiques) - ne
pourra être rencontré que si l'on arrête l'augmentation des
émissions planétaires de gaz à effet de serre (GES) d'origine
humaine avant 2015 et si l'on arrive ensuite à réduire ces
émissions d'au moins 50% à l'horizon 2050 (l'année 1990 étant la
référence).
Jeter les bases d’un nouvel accord
Ceci nécessitera le renforcement des engagements actuels et la
contribution d'autres pays à l'effort international. Une politique
climatique internationale digne de ce nom doit se construire en
tenant compte des responsabilités historiques des pays industriels.
Les pays du Sud ont moins contribué au déclenchement des
déséquilibres climatiques mais ce sont eux qui en supporteront les
conséquences les plus sévères.
Les pays industrialisés doivent être à la pointe de la lutte
contre les changements climatiques et s'engager à réduire - comme
le propose d'ailleurs l'Union européenne - les émissions de GES de
30% en 2020 et au minimum de 80% à l'horizon 2050, par rapport à
1990. Des pays en forte croissance comme la Chine ou l'Inde
devront, eux aussi, accepter des objectifs contraignants tandis que
d'autres pays en développement devront pouvoir s'engager sur base
volontaire. Des nouvelles normes en matière de technologie et de
coopération financière devront être développées pour permettre à
ces pays de s'orienter vers un développement économique pauvre en
carbone.
Le nouvel accord devra également porter toute l'attention voulue
à l'impact de la déforestation sur les changements climatiques. A
l'échelle planétaire, la déforestation contribue effectivement à un
cinquième des émissions de gaz à effet de serre. Pour les pays du
Sud, il faut également financer l'adaptation aux changements
climatiques.
Négocier là-bas, se mobiliser ici
Les négociations de Bali seront pour de nombreuses associations
et citoyens, l'occasion de se mobiliser pour une journée d'action
internationale en faveur du climat, le 8 décembre prochain. En
Belgique, cette mobilisation est chapeautée par la Coalition Climat
qui regroupe quelque 70 associations. Un cortège sera organisé dans
Bruxelles. Son objectif est d'inciter les décideurs politiques à
prendre des mesures drastiques et socialement acceptables pour
lutter contre les changements climatiques. La manifestation
débutera à 14h30 à la gare de Bruxelles-Midi et se terminera au
Mont des Arts où des stands proposant des solutions concrètes pour
le climat (entre autres fournisseurs d'électricité verte) formeront
un premier 'marché climatique'. La journée d'action se terminera
par un concert (ArtforEarth au Cirque royal).
Pour toutes les infos utiles sur la journée du 8 décembre,
surfez sur www.8dec2007.be