Communiqué de presse - 4 février, 2008
Le 1er janvier dernier, le secteur des mélanges pour animaux a décidé de suspendre la production de nourriture animale exempte d'organismes génétiquement modifiés. C'est du moins ce qu'a communiqué l'association professionnelle du secteur à Greenpeace. Pour Greenpeace, cette mesure restreint la liberté de choix du consommateur et stimule la production d'OGM au niveau mondial, entraînant des risques importants pour l'environnement.
Celuiqui opte pour du lait, des oeufs, de la viande ou du
fromageprovenant d'animaux nourris sans OGM risque prochainement
d'avoirbien du mal à trouver les aliments de son choix. Si cela
nedépendait que de l'Apfaca, l'association professionnelle
desfabricants d'aliments composés pour animaux, il n'y
auraitbientôt plus moyen de trouver sur le marché de lanourriture
animale garantie non-OGM. Le secteur en a en effetsuspendu la
production depuis ce 1er janvier.
Enprenant cette décision, le secteur des mélanges pouranimaux va
totalement à l'encontre de la liberté dechoix du consommateur. De
grandes chaînes de magasins commeCarrefour, Delhaize et Colruyt ont
fait des efforts ces dernièresannées pour éliminer les OGM de leur
offre. Résultat,les aliments transgéniques ont pour ainsi dire
disparu desrayons de nos supermarchés. Il existe même une
chaîned'approvisionnement garantie non-OGM pour une partie de nos
alimentsfabriqués à partir d'animaux d'élevage.
Ladécision du secteur rendra bientôt impossible lemaintien de
cette chaîne d'approvisionnement garantienon-OGM.Ceci est d'autant
plus étonnant que le consommateur estrésolument opposé aux OGM. En
Europe, ces derniers ontpour ainsi dire disparu de l'alimentation
humaine (1).En effet, depuis l'obligation d'étiqueter les
produitstransgéniques, les chaînes de magasins et
fabricantsd'aliments ont tous opté pour des alternatives
non-OGM.
Enintégrant des OGM aux mélanges pour animaux, lesfabricants
tentent de contourner la résistance duconsommateur. C'est en effet
ainsi que les OGM continuent àtrouver des débouchés en Europe. Les
aliments fabriquésau départ d'animaux nourris aux OGM n'étant pas
soumisà l'obligation d'étiquetage, le consommateur n'a quetrès peu
de moyens de savoir si le lait, les oeufs ou laviande qu'il
consomme proviennent ou non d'animaux nourris aux OGM.
Greenpeaceappelle le secteur de la distribution à prendre
sesresponsabilités et à mettre tout en oeuvre pourgarantir une
alimentation exempte d'OGM. Il est inacceptable que laBelgique
maintienne uniquement une filière contaminéeaux OGM. Les
distributeurs doivent travailler main dans la main avecle secteur
des mélanges pour animaux pour trouver une
solutionconstructive.
Notes: (1) Voir rapport “EU Markets. No market for GM-labelled food in Europe”. http://www.greenpeace.org/raw/content/international/press/reports/european-markets-report-2005.pdf