Communiqué de presse - 19 novembre, 2009
C'est sur un fond musical que Kris Peeters a annoncé publiquement l'intention de la Flandre de s'opposer à la construction d'une nouvelle centrale au charbon à Anvers et plus largement en Région flamande. Greenpeace s'était adressée plusieurs fois ces dernières semaines au ministre-président flamand pour lui demander de rejetter publiquement la demande d'autorisation d'une véritable « usine à CO2 » à Anvers. Ses actions se transforment aujourd'hui en une éclatante victoire pour le climat. En effet, la déclaration du n°1 flamand devrait dissuader E.ON de poursuivre son projet polluant. La Flandre se donne ainsi une chance d'opter pour des énergies renouvelables qui combinées à des économies d'énergie sont bien plus compatibles avec la période qui s'ouvrira début décembre à Copenhague que le charbon.
Egalement interpellé sur la position de la Flandre - et par
extension de la Belgique - quant aux réductions de CO2 à négocier à
Copenhague, Kris Peeters s'est déclaré prêt à tout mettre en oeuvre
pour honorer les accords existants. Ceux-ci portent sur une
réduction de gaz à effet de serre de 20%. L'objectif de - 40% de
réduction de CO2 dans les pays industrialisés (d'ici 2020)
indispensable pour faire efficacement face aux changements
climatiques est pour lui « à discuter ».
Greenpeace qui avait l'intention de passer la nuit devant le
siège du gouvernement flamand s'estime rassurée par les
déclarations du ministre président et mettra un terme à son action
aux alentours de 19 heures. La projection du film muet « Un
cauchemard pour le climat ? » n'aura donc pas laissé le
ministre-président flamand sans voix. Greenpeace sera bien sûr
attentive à la concrétisation des déclarations de Kris Peeters et
continuera à plaider pour un accord de Copenhague ambitieux et
contraignant.