Les bénéfices illégitimes d'Electrabel doivent aller aux renouvelables, Greenpeace entame une procédure pour en déterminer les montants exacts

Communiqué de presse - 25 février, 2008
Greenpeace a demandé à la CREG (Commission de Régulationde l'Electricité et du Gaz) copie des documents permettant de faire la clarté sur les sommes colossales qu'Electrabel doit aux Belges. Au gouvernement de les récupérer et de les investir dans les renouvelables. Ces bénéfices illégitimes ont été estimés par la Creg à quelque 11 milliards d'euros. L'existence de ces 'windfalls profits' rend la proposition d'une contribution d'Electrabel au prochain budget totalement caduque. Electrabel n'offre rien à la Belgique. C'est Electrabel qui est redevable aux contribuables belges.

Les consommateurs belges ont été mis à contribution pendant plus de 30 ans pour rembourser anticipativement les investissements dans le secteur électrique. Rien n'a été fait à ce jour pour récupérer ces sommes qui, selon les estimations de la Creg, s'élèveront en 2025, à plus de 11 milliards d'euros.

En se basant sur l'article 32 de la constitution et la loi relative à la publicité de l'administration, Greenpeace demande aujourd'hui, une copie des documents qui permettraient de calculer avec précision les sommes dues, l'estimation de la Creg étant plus que probablement conservatrice.

"Electrabel a bénéficié d'une mise à l'étrier considérable lors de la construction de ses centrales au charbon et de ses réacteurs nucléaires. Pour Greenpeace, il est indispensable de transformer

l'évaluation de la Creg en un plan d'apurement concret qui permettra au gouvernement d'assurer rapidement la récupération de ces bénéfices illégitimes et de les affecter à la promotion des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, commente Philippe Cornélis, de la campagne Climat/Energie.."

Face à l'urgence des changements climatiques, il est irresponsable de ne pas mettre un terme aux avantages accordés à ces énergies polluantes.

"C'est pourquoi, nous voulons toute la clarté sur le passif d'Electrabel. Et ce, sans remettre en question la loi qui prévoit la sortie du nucléaire, conclut Philippe Cornélis, "

Le volet socio-économique des négociations en vue de la prochaine déclaration gouvernementale, attendue dans les prochains jours, doit impérativement répondre à cette double exigence.

Les objectifs, parfaitement fondés, de l'Union européenne en termes d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables nécessitent un virage franc et massif vers les énergies du futur. Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires ne ferait que servir les intérêts d'Electrabel et handicaperait lourdement le déploiement d'investissements dans des solutions énergétiques durables.

Greenpeace a lancé en octobre dernier, un film d'animation, intitulé 'Tous plumés par Electrabel' (1) et dévoilant l'existence des bénéfices illégitimes d'Electrabel. L'intérêt suscité par ce lancement - presque 400.000 visiteurs rien que sur le site www.eletrobel.be - démontre qu'il est grand temps de mettre un terme aux privilèges d'Electrabel.

Consultez la lettre envoyé à la CREG