Les consommateurs belges ont été mis à contribution pendant plus
de 30 ans pour rembourser anticipativement les investissements dans
le secteur électrique. Rien n'a été fait à ce jour pour récupérer
ces sommes qui, selon les estimations de la Creg, s'élèveront en
2025, à plus de 11 milliards d'euros.
En se basant sur l'article 32 de la constitution et la loi
relative à la publicité de l'administration, Greenpeace demande
aujourd'hui, une copie des documents qui permettraient de calculer
avec précision les sommes dues, l'estimation de la Creg étant plus
que probablement conservatrice.
"Electrabel a bénéficié d'une mise à l'étrier considérable lors
de la construction de ses centrales au charbon et de ses réacteurs
nucléaires. Pour Greenpeace, il est indispensable de
transformer
l'évaluation de la Creg en un plan d'apurement concret qui
permettra au gouvernement d'assurer rapidement la récupération de
ces bénéfices illégitimes et de les affecter à la promotion des
énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, commente
Philippe Cornélis, de la campagne Climat/Energie.."
Face à l'urgence des changements climatiques, il est
irresponsable de ne pas mettre un terme aux avantages accordés à
ces énergies polluantes.
"C'est pourquoi, nous voulons toute la clarté sur le passif
d'Electrabel. Et ce, sans remettre en question la loi qui prévoit
la sortie du nucléaire, conclut Philippe Cornélis, "
Le volet socio-économique des négociations en vue de la
prochaine déclaration gouvernementale, attendue dans les prochains
jours, doit impérativement répondre à cette double exigence.
Les objectifs, parfaitement fondés, de l'Union européenne en
termes d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables
nécessitent un virage franc et massif vers les énergies du futur.
Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires ne ferait que
servir les intérêts d'Electrabel et handicaperait lourdement le
déploiement d'investissements dans des solutions énergétiques
durables.
Greenpeace a lancé en octobre dernier, un film d'animation,
intitulé 'Tous plumés par Electrabel' (1) et dévoilant l'existence
des bénéfices illégitimes d'Electrabel. L'intérêt suscité par ce
lancement - presque 400.000 visiteurs rien que sur le site www.eletrobel.be
- démontre qu'il est grand temps de mettre un terme aux privilèges
d'Electrabel.
Consultez la lettre envoyé à la CREG