Greenpeace et l’European Renewable Energy Council (EREC) publient aujourd’hui un rapport intitulé « Futu(r)e Investment – A sustainable Investment, Plan for the power sector to save the climate » (1). Ce rapport démontre que le secteur de l’électricité pourrait économiquement réduire ses émissions de CO2 de 60% (à l’horizon 2050). Pour y arriver, les énergies renouvelables devraient représenter 70% de la production électrique mondiale. Un investissement planétaire annuel de 22 milliards de dollars rendrait cette évolution économiquement possible. L’investissement à consentir étant largement compensé par les économies annuelles – estimées à 202 milliards de dollars - réalisées en réduisant l'utilisation des combustibles fossiles (gaz, charbon et pétrole) dans la production d'électricité. Contrairement à ce que le rapport de la Commission 2030 sous-entend, le passage vers les renouvelables est financièrement viable…
La (r)évolution vers une production énergétique largement
renouvelable (énergie solaire, éolienne, hydraulique, géothermique
et biomasse) est écologiquement et économiquement fondée. Cette
option implique l'abandon des investissements dans des énergies
polluantes et dangereuses comme le charbon ou le nucléaire.
Le rapport publié conjointement par Greenpeace et l'EREC vient
étayer les conclusions d'un rapport précédemment publié par
Greenpeace (2) démontrant comment on peut réduire de moitié les
émissions planétaires de CO2 (à l'horizon 2050) en tablant sur les
renouvelables et l'efficacité énergétique.
« Plus personne ne met l'urgence climatique en doute. Seulement,
on tergiverse encore à l'idée de révolutionner notre
approvisionnement énergétique, conclut Fawaz Al Bitar, responsable
de la campagne 'Climat' de Greenpeace. Ce nouveau rapport, nous
permet de rassurer les derniers sceptiques, le coût de la
(r)évolution renouvelable sera largement compensé par ce que nous
ne dépenserons pas en combustibles fossiles dans des centrales
généralement obsolètes.»
La révolution énergétique préconisée par Greenpeace - et
détaillée dans son rapport - est envisageable moyennement un
investissement planétaire annuel supplémentaire de 22 milliards de
dollars, à compenser par 202 milliards économies annuelles sur les
combustibles fossiles.
Selon l'EREC, le marché planétaire de l'éolien représentait en
2006, 18 milliards d'euros. Quant à l'ensemble du secteur des
renouvelables, il représentait 50 milliards de dollars.
Selon les estimations des scénarios énergétiques publiés par
Greenpeace (et calculés par l'institut DLR, centre allemand
d'aérospatiale), les renouvelables représenteront en 2030 quelque
288 milliards de dollars.
« Le secteur des renouvelables est prêt à répondre aux besoins
énergétiques de la planète, affirme Oliver Schäffer de l'EREC. Ce
qui manque, c'est la volonté politique. Les décisions prises dans
les prochains mois, affecteront notre production électrique
jusqu'en 2050. Pour contrer la menace climatique, nous n'avons pas
d'autre choix que celui des renouvelables. »
Les conclusions du rapport publié conjointement par Greenpeace
et l'EREC devraient à ce titre, convaincre le futur gouvernement
belge qu'il est écologiquement et économiquement salutaire
d'investir dans les renouvelables et de tourner le dos aux énergies
fossiles ou nucléaire. Une conclusion qui invalide les options
prônées par la Commission 2030 pour laquelle la sortie du nucléaire
est tout bonnement impayable…
Notes: 1) Lien vers le rapport : www.greenpeace.org/belgium/fr/press/reports/energy_investment 2) Cette estimation fait référence aux scénarios planétaires établis dans un rapport précédemment publié par Greenpeace. Ce rapport compare deux scénarios. Le scénario dit '(R)évolution énergétique' démontre que l’on peut réduire de moitié les émissions planétaires de CO2 en adoptant des mesures d’efficacité énergétique et en se tournant résolument vers les renouvelables. Le second scénario évoqué renvoie à une situation de type ‘business as usual’ ; La sortie du nucléaire est par ailleurs intégrée dans les hypothèses de départ du rapport.Lien vers le rapport ‘/Energy (R)evolution/ : www.greenpeace.org/belgium/fr/press/reports/energy_revolution