Communiqué de presse - 15 juin, 2005
Greenpeace se montre particulièrement satisfaite de l'étude commanditée par le gouvernement belge qui analyse différentes options pour interdire les importations de bois illégal au sein de l’UE. Figure parmi ces options, une proposition de loi développée, en 2004, par Greenpeace, le Fern et le WWF. Les résultats de cette étude réalisée par l’Institut d’études européennes de la VUB ont été dévoilés ce jour lors d'une conférence de presse.
Grumes d'acajou, issues de l'exploitation forestière illégale, saisies par Greenpeace et le gouvernement brésilien.
"Cette étude souligne le fait qu'une approche purement
volontariste -comme celle prônée par la Commission européenne en
matière d'abattagesillégaux - ne peut être efficace. En effet,
aucune sanction n'estprévue à l'égard des sociétés ou des
particuliers contribuant aupillage des ressources forestières dans
des régions du monde quicomptent parmi les plus pauvres ou les plus
instables, commente WendelTrio, directeur des campagnes de
Greenpeace.
L'étude du gouvernement belge stipule que la proposition de
régulationintroduite par les trois associations de défense de
l'environnement est"techniquement bien rédigée' et précise que
seuls quelques obstaclesd'ordre "politique" s'opposeraient encore à
son adoption. Les expertsconcluent également que cette proposition
devrait si nécessaire passerle cap d'un test à l'OMC.
Greenpeace invite les ministres européens, qui siègeront au
Conseil del'agriculture et au Conseil de l'environnement des 21 et
24 juinprochains, à envoyer un signal fort à la Commission
européenne.Cette dernière doit proposer une nouvelle législation
pour proscrireles abattages illégaux. Dans une lettre adressée à
Greenpeace enfévrier 2005, le président Barroso précisait
l'intention de laCommission d'en référer aux ministres européens
avant l'interruptionestivale des travaux.
"Nous avons accompli notre part de travail en offrant au Conseil
et àla Commission une proposition pouvant être mise en oeuvre. Ces
deuxinstitutions doivent à présent assumer leurs reponsabilités et
agireffectivement contre les importations de bois abattu
illégalement"conclut Veerle Dossche de la campagne forêts de
Greenpeace.
Other contacts: Veerle Dossche:
Responsable de la campaigne Forêts +32 (0)494 510 99
Wendel Trio:
Directeur des campagnes à Greenpeace Belgique +32 (0)496 161 581
Notes: 1.FLEGT – Forest Law Enforcement Governance and Trade, proposition pour un plan d'action européen, COM (2003)2. LIEN vers l’étude belge: http://eu.greenpeace.org/downloads/forests/IESstudy.pdf3. Greenpeace, le FERN et le WWF ont rédigé une proposition http://eu.greenpeace.org/downloads/forests/RegulationNGO.pdf. visant à pallier aux échappatoires présentes dans la proposition de régulation européenne établissant un schéma volontaire de licence (FLEGT) notamment en abordant les points suivants:- considérer le commerce de bois illégalement abattu comme des crimes environnementaux;-aborder le problème du rôle joué par des pays non soumis au régime FLEGT en matière de commerce de bois illégalement abattu et estimer correctement le rôle que ces pays non partenaires peuvent jouer pour blanchir le bois originaire de pays partenaires et l'exporter vers l'UE. -permettre aux autorités douanières d’appréhender toute importation de bois suspecte et de saisir tout chargement de bois illégal. Ceci est crucial si l'on veut oeuvrer à une gestion forestière écologiquement et socialement responsable des forêts et ce à l'échelle planétaire. - proposer le développement de critères de durabilité en collaboration avec les pays producteurs et en les intégrant progressivement dans les lois pour offrir aux consommateurs la garantie d'une exploitation forestière légale et durable. - permettre la mise en place de mécanismes visant à assurer l'exportation vers l'UE de bois produit légalement et durablement via une licence FLEGT .
Exp. contact date: 2005-06-22 00:00:00