Communiqué de presse - 26 mai, 2008
Greenpeace salue le refus de l'autorisation de l'essai en champ pour des peupliers transgéniques et la démarche politique qui le sous-tend. L'organisation de défense de l'environnement se réjouit particulièrement du fait que les ministres Magnette et Onkelinx ont donné la priorité à une vision à long terme du dossier et ont pris en compte les implications de la future commercialisation d'arbres transgéniques. Pour Greenpeace, il est évident qu'une prise en compte globale de l'impact des cultures OGM doit prévaloir dans les discussions du Printemps de l'Environnement.
Autoriserl'essai en champ de peupliers dénaturés pour
faciliterla production d'agrocarburants, demandé par le
Vlaamsinstituut voor biotechnologie (VIB),à Gand aurait
indéniablement été uneerreur, cet essai étant l'anti-chambre de la
commercialisationd'arbres transgéniques qui poserait des risques
considérablespour l'environnement.
«Enbloquant l'autorisation de l'essai en champ de peupliers OGM,
lesministres font preuve de cohérence,commente Natacha Adam, de la
campagne Agriculture durable/OGM deGreenpeace. Produiredes
agrocarburants sur base d'OGM revient à vouloir résoudreun problème
environnemental en en créant un autre. »
Lerecours aux agrocarburants ne fait qu'occulter la nécessitéde
réduire le nombre de kilomètres parcourus etd'utiliser des voitures
moins énergivores. Une réponsecrédible aux changements climatiques
passe par la mise enœuvrede solutions véritablement durables,
basées sur unevision à long terme et impliquant une remise en
question denos modes de consommation. Dans le cadre du Printemps
del'Environnement et des ateliers qui y sont organisés autour dela
problématique des OGM, Greenpeace a demandé unmoratoire sur les
cultures transgéniques et une évaluationglobale des dimensions
environnementales, socio-économiques etéthiques qui y sont liées.La
décision d'aujourd'hui semble aller en ce sens.