Troisquestions sont à la base du classement des
fournisseursd'électricité établi par Greenpeace :
- comment l'électricité est-elle produite ?, en d'autres termes
quel est le mix énergétique proposé par le fournisseur;
- dans quel type de production d'électricité la maison
mère investit-elle?, en d'autres termes quelle est la politique
d'investissements menée par le fournisseur;
- dans quelle mesure le fournisseur promeut-il l'efficacité
énergétique et les économies d'énergie ?, en d'autres termes quels
efforts de sensibilisation le fournisseur fait-il ?
Aprèscompilation des résultats obtenus auprès desfournisseurs,
un classement en trois catégories est établi :verte, orange,
rouge.
Selonles régions, cinq fournisseurs se classent à nouveaudans la
catégorie 'verte'. « Onne peut cependant pas parler d'un status
quo,commente Jan Van De Putte, de la campagne 'Climat/énergie'de
Greenpeace. Nuonse classe un peu moins bien en raison de sa
politiqued'investissements dans des centrales au charbon aux
Pays-Bas. Lecourant vert de Nuon Nature chute de la seconde à la
quatrièmeplace. Pour les régions bruxelloise et wallonne,
c'estLampiris qui se classe le mieux. Juste après les
deuxfournisseurs uniquement présents en Flandre : Ecopower etWase
Wind. »
SPE-Luminussort de la catégorie 'rouge' et s'intègre
maintenantdans la catégorie 'orange' en raison d'une diminution
deses actions dans l'énergie nucléaire et d'uneaugmentation de ses
investissements dans des énergies vertes.C'est donc le second
fournisseur belge qui grimpe de catégorie.Ce changement dans le
classement a d'autres implications.Electrabel est maintenant le
seul fournisseur d'énergie dansla catégorie 'rouge'.
Electrabels'y trouve tant pour ses produits classiques que pour
son courantdit 'vert'. « Pour Jan Vande Putte, lestatus quo
d'Electrabel s'explique par de nouveauxinvestissements réalisés
dans des centrales nucléairesdont la durée de vie est prolongée.
Quant au courantdit 'vert' proposé par Electrabel, il est produit
engrande partie à partir de biomasse (déchets ligneux,noyaux
d'olives). Le problème est que ces matièressont brûlées dans des
vieilles centrales au charbon àfaible rendement. Avec ce type de
production, plus de 60% del'énergie est perdue, c'est un gaspillage
éhontéde biomasse. »
Quantà la méthodologie du classement, elle est établiedepuis
2003 en constante concertation avec les fournisseursd'électricité.
« Cesdernières années, nous avons remarqué,ajoute Jan Van De Putte,
quela plupart des fournisseurs se sont efforcés d'injecter plusde
courant réellement vert sur le marché. C'esten soi, un bon signe.
Un des objectifs du classement étaitd'ailleurs d'imprimer une
dynamique au marché, enstimulant les fournisseurs à proposer aux
ménagesbelges une électricité produite de manière
moinspolluante.»
Ilserait cependant imprudent de conclure que l'on
investitmassivement en Belgique dans une électricité 'verte'.En
effet, celle-ci représente à ce jour à peine2% de la production
électrique en Belgique. «Lesproduits verts proposés par des
entreprises comme Nuon etEssent sont issus de l'importation.
Encomparaison avec d'autres pays européens, la Belgique resteà la
traîne. Cette apathie lui fait manquer beaucoupd'opportunités en
matière d'emplois. Lesautorités belges devraient rectifier le tir
d'urgence.»
Lesétudes comparatives disponibles sur les sites des
régulateursdes différentes régions permettent de rassurer
lesconsommateurs : les fournisseurs les plus respectueux
del'environnement ne sont pas plus chers que ceux qui continuent
àproposer de l'électricité polluante. Certainspratiquent des prix
tout à fait concurrentiels.
Enoptant pour du courant vert, le consommateur peut contribuer
àla protection du climat et aider à la sortie du nucléaire.Le
classement établi par Greenpeace permet au citoyen de faireun choix
conscient pour l'environnement. Afin d'inciter le plusgrand nombre
à opter pour l'électricité verte,Greenpeace met à disposition des
consommateurs 230.000cartes de sensibilisation via le réseau
Boomerang.
Classementet méthodologie disponible sur www.greenpeace.org/electriciteverte