Que fait Greenpeace ?

Page - 1 décembre, 2011
Suite à la marée noire provoquée par le Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, Greenpeace s’est rendue sur place afin d’analyser l’impact de la catastrophe pétrolière. Avec nos bateaux, nous nous confrontons également aux sociétés pétrolières qui effectuent des forages dangereux, par exemple dans les régions arctiques. Nous critiquons vivement la résistance de l’industrie automobile à rendre rapidement les véhicules moins gourmands et plus verts.

Aide lors d’une catastrophe pétrolière

Plus les entreprises forent loin et profond pour extraire le pétrole, plus le risque de catastrophe pétrolière augmente. Une forte explosion s’est produite le 20 avril 2010 sur le Deepwater Horizon, une plate-forme de forage exploitée par la compagnie pétrolière britannique BP dans le golfe du Mexique. D’après les estimations, 780 millions de litres de pétrole brut ont fini dans la mer. Nous l’avons payé de notre personne. Depuis le début de la catastrophe, une équipe de Greenpeace Etats-Unis était sur place. Les militants ont participé aux opérations de nettoyage, cartographié l’ampleur de la catastrophe et suivi de très près les évolutions. Pour une durée de trois mois, l’Arctic Sunrise était également présent dans le golfe pour effectuer des recherches scientifiques indépendantes sur l’impact de la marée noire sur l’écosystème.

Action au pôle Nord

Les compagnies pétrolières sont dans les starting-blocks pour exploiter le pôle Nord. La société britannique Cairn Energy, par exemple, a déjà effectué plusieurs prospections dans la baie de Baffin, au Groenland. Cette région vulnérable souffre déjà du changement climatique. A cette menace viendrait s'ajouter la présence de compagnies pétrolières... Ironiquement, le réchauffement de la terre réduit les périodes de glaciation et permet l’apparition de nouvelles routes, rendant cette région de plus en plus accessible. Les températures en-dessous de zéro, les conditions climatiques extrêmes et l’isolement de la région constituent des obstacles de taille pour nettoyer la pollution provoquée par une éventuelle marée noire. Les compagnies n’y sont pas préparées.

Greenpeace tente d’empêcher par tous les moyens possibles toute extraction pétrolière future dans la région. En 2011, des militants se sont rendus à plusieurs reprises à bord de la plate-forme de forage Leiv Eriksson appartenant à la société Cairn Energy. Ils sont parvenus à ralentir les opérations de la société britannique. En outre, notre directeur international, Kumi Naidoo, s’est rendu en personne sur la plate-forme pour exiger des informations sur le « plan risque » de Cairn, afin de savoir comment la société pourrait gérer un éventuel sinistre pétrolier. La société pétrolière britannique a soigneusement dissimulé ce projet, mais celui-ci a finalement été rendu public par les autorités du Groenland. Comme nous le craignons, ce projet manque cruellement à ses devoirs. Nous poursuivrons nos actions contre toutes les entreprises qui veulent extraire impunément du pétrole dans les régions arctiques.

Normes ambitieuses pour les voitures

Greenpeace agit aussi contre les lobbys de l’industrie automobile. Aujourd’hui, le secteur des transports consomme 60% du pétrole de toute l’Europe. Des normes strictes pour les véhicules en matière d’émissions de CO2 peuvent réduire la consommation de pétrole en Europe de 8% d’ici 2030. C’est pourquoi il est inutile de continuer à extraire du pétrole dans les régions arctiques. Notre campagne internationale contre Volkswagen en constitue un bon exemple. En effet, le plus grand fabricant de voitures du continent s’oppose fermement à un renforcement des normes européennes.

Energy[R]evolution

Nous pouvons aller bien plus loin encore et nous affranchir du pétrole et autres combustibles fossiles, à l’horizon 2050, sans pour autant miser sur le nucléaire. Il nous faudra pour cela investir pleinement dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, ce qui nécessitera une bonne dose de
volonté du politique et de l’industrie. En savoir plus ? Lisez le rapport Energy[R]evolution.