Les problèmes

Page - 15 avril, 2009
Voiture et environnement sont difficilement conciliables. Le trafic automobile continue de croître au niveau mondial et cette croissance hypothèque beaucoup d’autres efforts consentis pour résoudre le problème des changements climatiques.

Il y a de plus en plus de voitures qui rendent nos routes saturées.

Réseau routier le plus dense

En Europe, les voitures individuelles représentent à elles seules 14% de l’émission totale de CO2 et cette part menace d’augmenter encore. De plus en plus de voitures sont mises en circulation et nous parcourons de plus en plus de kilomètres. En Belgique, nous possédons déjà le réseau routier le plus dense d’Europe (seul l’Etat de Malte fait encore mieux). Malgré cela, nos gouvernements construisent encore plus de routes ou des bandes de circulation supplémentaires. La politique en matière de mobilité dans notre pays est beaucoup trop axée sur le règne de la voiture. L’augmentation du transport de marchandises et du trafic aérien engendre également de plus en plus de gaz à effet de serre.

Plus lourde, plus rapide et plus puissante

Actuellement, l’Union européenne donne la priorité aux efforts qui permettent de rendre les voitures moins gourmandes en énergie et donc, moins nocives pour le climat. Cependant, sous la pression du lobby automobile, les tentatives européennes d'imposer des normes ambitieuses en matière de CO2 des voitures sont systématiquement réduites à néant. Ainsi, les règles contraignantes imposées par l’UE aux constructeurs automobiles fin 2008 ont été allégées. Ces règles valent bien sûr mieux que rien mais en parallèle, les voitures deviennent de plus en plus lourdes, grosses, rapides et puissantes et utilisent donc de plus en plus d’énergie.

Jusqu’à présent, le bénéfice pour l’environnement des nouvelles technologies est perdu en raison de ces deux tendances : nous parcourons de plus en plus de kilomètres avec de plus en plus de voitures qui deviennent de plus en plus lourdes, rapides et puissantes.