Les solutions

Page - 15 avril, 2009
Pour résoudre le problème de l’impact sur le climat du secteur des transports, des mesures sont nécessaires à tous les niveaux. Les politiciens comptent trop sur les nouvelles technologies.

Solution miracle?

Ainsi, l’utilisation des agrocarburants était dans un premier temps perçue comme une solution miracle qui aurait permis de continuer d’utiliser nos voitures sans avoir à nous soucier de leur consommation et sans nuire à l’environnement. Nous aurions même pu faire fonctionner les avions aux agrocarburants! Il s’avère que cela ne fonctionne pas du tout. A présent, tous les regards se tournent vers la voiture électrique. Et bien que celle-ci offre un bien meilleur potentiel (à condition de pouvoir rouler avec du courant renouvelable et d’être associée à une smart grid) que les agrocarburants, nous ne devons pas nous attendre à des merveilles ici non plus.

Actuellement, il existe deux tendances qui neutralisent le bénéfice pour l’environnement des nouvelles technologies : nous parcourons de plus en plus de kilomètres avec de plus en plus de voitures qui deviennent de plus en plus lourdes, rapides et puissantes. La grande priorité dans le secteur des transports est la diminution du trafic. Et les voitures qui continueront à rouler doivent être économes en énergie.

Moins de déplacements en voiture

Nous devons réduire nos déplacements en voiture. La voiture peut uniquement jouer un rôle dans un avenir durable si nous nous montrons avisés. Aussi économes et efficaces que les voitures deviennent à l’avenir, le bénéfice pour le climat sera réduit à néant si le nombre de voitures et le nombre de kilomètres parcourus continuent d'augmenter.

Dans les années à venir, notre pays devra faire des choix cruciaux dans le domaine de la mobilité. Une plus grande attention (et plus d'argent) doit être consacrée aux vélos et aux transports publics. Les avantages fiscaux des voitures de société doivent être supprimés graduellement. De gros investissements doivent être consentis en matière d’infrastructure pour les piétons et cyclistes ainsi que pour les utilisateurs des transports publics et non pas pour construire plus de routes, plus larges. L’époque où la voiture occupait une place centrale est révolue.

La voiture du futur est économique

De plus, les voitures doivent aussi devenir plus légères. La tendance actuelle à des voitures de plus en plus lourdes, rapides et puissantes n’est plus tenable. La voiture de demain consomme peu d’énergie, est légère et se passe de l’excès de poids et de chevaux qui rend les véhicules si gourmands en énergie. La technologie existe, l’industrie automobile doit seulement l’utiliser.

Si les constructeurs automobiles choisissent des voitures moins grosses, moins lourdes et moins puissantes, l'impact du trafic automobile sur le climat se réduira considérablement. Pour ce faire, des règles européennes strictes sont bien entendu nécessaires en matière d'émission de CO2, imposant également des normes pour le poids, la puissance et la vitesse maximale. La réglementation actuelle, qui entrera en vigueur à partir de 2012, est beaucoup trop laxiste et doit être révisée et améliorée.

De plus, nous devons limiter la forte croissance du transport de marchandises et du trafic aérien, sans quoi tous les efforts de réduction des émissions seront réduits à néant.