Notre addiction au pétrole

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Page - 3 juin, 2010
Le fait qu'il s'avère si difficile de réduire les émissions dans le secteur du transport est étroitement lié à notre forte dépendance au pétrole. Le pétrole est utilisé comme matière première dans de nombreux produits, comme le plastique, les médicaments et les vêtements. Le secteur du transport demeure pourtant le principal moteur de la demande croissante de pétrole. Les transports consomment presque deux tiers du pétrole en Europe. Á l'heure actuelle, à peu près tous les types de transport et tous les véhicules fonctionnent grâce à des combustibles à base de pétrole.

Notre soif insatiable de pétrole a des conséquences désastreuses sur le climat, l'environnement et la justice sociale.

Plus loin, plus profond, plus nuisible

Comme l'approvisionnement en combustibles fossiles ne peut pas être compromis selon certains, l'exploitation pétrolière est de plus en plus nuisible. La demande étant en croissance permanente alors que le pétrole se fait de plus en plus rare, les compagnies pétrolières vont de plus en plus loin pour satisfaire la demande. Ainsi, la coûteuse technique de forage des fonds marins est de plus en plus rentable, tout comme le processus de production de pétrole à partir de sables bitumineux, terriblement nuisible et énergivore. Rentable car la demande commence à excéder l'offre. D'après certains observateurs, ce que l'on appelle le peak oil – le moment auquel la production mondiale de pétrole atteint son apogée, après lequel le pétrole se raréfiera encore davantage – se trouve déjà derrière nous. De même, le choix controversé d'utiliser et de produire des agrocarburants s'explique par notre dépendance au pétrole et par le fait que les ressources pétrolières s'amenuisent.

L'intensification des problèmes

Il est évident que tout ceci a provoqué une intensification des problèmes sociaux et environnementaux qui sont de toute façon associés à l'exploitation pétrolière. L'exploitation du pétrole dans des endroits de plus en plus difficiles d'accès favorise une nouvelle augmentation des coûts pour l’environnement et de la facture climatique. En outre, les risques pris sont encore plus grands. La marée noire causée par un puits de BP dans le Golfe du Mexique – que les observateurs considèrent comme la plus grande catastrophe écologique de l'histoire – montre les conséquences que cela peut avoir : dégâts massifs et irrémédiables sur notre environnement. Les pratiques de Shell au Nigéria illustrent également les conflits sociaux souvent associés à l'exploitation pétrolière.

"Ce pétrole polluant est utilisé pour satisfaire notre dépendance aux combustibles fossiles et pour faire face à l'énorme gaspillage, notamment dans le secteur du transport. Il faut extraire 4 tonnes de sables bitumineux pour un fût de pétrole. C'est absurde. Mais certains sont vraiment prêts à tout", a déclaré Al Gore en 2006 en parlant de l'exploitation des sables bitumineux dans le magazine Rolling Stone.

La solution est simple

Notre soif insatiable de pétrole a des conséquences désastreuses sur le climat, l'environnement et la justice sociale. Les seules solutions propres et fiables sont les énergies renouvelables et l'adoption d'un mode de vie moins énergivore. Dans le secteur du transport, cela se traduit par des voitures et des poids lourds plus écologiques et moins nombreux.

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