Les problèmes

Page - 24 septembre, 2007
Les changements climatiques sont une réalité. En moyenne, jamais encore il n’a fait plus chaud sur Terre qu'au cours des deux derniers millénaires. Si la tendance actuelle se poursuit, la température globale sera, à la fin du siècle, vraisemblablement la plus élevée de ces deux derniers millions d’années.

Les changements climatiques sont une réalité. Si les températures globales continuent d'augmenter, les inondations, la faim et la malnutrition deviendront une réalité quotidienne dans de nombreux pays.

 

La fin du vingtième siècle n’a pas été spécifiquement la période la plus chaude de l’histoire mais c’est un fait unique que les températures ont augmenté partout dans le monde sans pouvoir s’expliquer par des processus naturels comme ce fut le cas pour de précédentes périodes plus chaudes. Il existe un large consensus scientifique pour dire que l’humanité est dans une large mesure responsable de ce changement et que les choix que nous faisons aujourd’hui seront décisifs pour notre climat, à l’avenir.

Conséquences dramatiques

Entre aujourd'hui et la fin du siècle, la température sur Terre pourrait augmenter de 7° C dans le pire des cas. Mais même une augmentation de 3,4 ou 5° C aura des conséquences dramatiques. Des zones côtières et des îles disparaîtront sous le niveau de la mer. Les inondations, la famine et la sous-alimentation deviendront une réalité quotidienne dans de nombreux pays. Sur le plan de la santé, la malaria et le choléra feront des ravages et l’augmentation de la température sera responsable d’une plus grande mortalité. Cette situation provoquera de grandes migrations de population, aggravera encore les inégalités dans le monde, occasionnera davantage de tensions et avivera les conflits entre les pays et les régions.

Effet de serre

Le climat change de façon radicale parce que la Terre connaît un trop grand réchauffement. C’est ce que nous appelons l’effet de serre renforcé. La cause en est manifeste: notre consommation énergétique croissante. En soi, les gaz à effet de serre n’ont rien de condamnable: ils permettent le maintien d’une chaleur agréable sur Terre. Ils font office de couverture autour de la terre et permettent de conserver la chaleur du soleil. Sans ces gaz dans l’atmosphère, il règnerait ici une température de -18° C! Mais, depuis le début de la révolution industrielle (vers 1800), les hommes rejettent de plus en plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Combustibles fossiles

Quel est donc le rapport entre l’effet de serre et la révolution industrielle? Après l’invention de la machine à vapeur, nous avons commencé à brûler à grande échelle du pétrole, du charbon et du gaz pour obtenir de l’énergie. Ce sont ces combustibles fossiles qui font fonctionner nos usines, qui font rouler nos voitures et qui alimentent nos centrales électriques.

En brûlant, les combustibles fossiles libèrent du CO2. Il s’agit d’ailleurs du gaz à effet de serre le plus important car nous en rejetons des quantités incroyablement élevées. C’est pourquoi il est presque toujours question de CO2 dans les discussions sur le réchauffement climatique. Si nous pouvions limiter drastiquement les rejets de ce gaz à effet de serre, le climat s’en trouverait déjà à moitié préservé.

D’autres gaz à effet de serre jouent également un rôle dans le réchauffement de la Terre. Mais, en comparaison, la concentration en CO2 dans l’atmosphère augmente beaucoup plus rapidement. Ce sont surtout les riches pays industriels qui sont responsables de cette augmentation. Non seulement sur leur propre territoire mais aussi en raison du rejet croissant de CO2 dans des pays tels que la Chine et l’Inde. En effet, ces pays produisent surtout pour le marché occidental.

Déforestation

Notre consommation énergétique est bien la cause la plus importante des changements climatiques mais elle n’est pas la seule. La déforestation dans le monde entier occupe une incontestable deuxième place. Les arbres, les buissons et les plantes stockent le CO2 pour croître. Toutefois, lorsqu’ils brûlent, disparaissent ou sont abattus, le CO2 qu’ils absorbaient est alors libéré. C’est ainsi que la déforestation est responsable d’un cinquième des rejets de CO2 dans le monde entier.

La Belgique

La Belgique, en tant que pays industrialisé, est responsable d'une part non négligeable du réchauffement climatique. C'est notre mode de vie, basé en grande partie sur la combustion d'énergie fossile qui est la cause principale des changements climatiques. Ainsi, chaque Belge émet deux fois plus de gaz à effet de serre qu'un Chinois, et plus de 10 fois les émissions d'un Africain. Cette estimation ne tient pas compte des biens que nous consommons et dont les émissions de CO2 sont comptabilisées dans les pays où ces biens sont fabriqués ...

Les principaux secteurs responsables de ces émissions sont par ordre d'importance, les industries, le bâtiment et les transports routiers. Mais alors que les émissions ont tendance à diminuer pour ce qui concerne les industries, elles continuent à augmenter dans le bâtiment et explosent littéralement dans le secteur du transport.