Greenpeace se tourne déjà vers les futurs défis climatiques à relever.
Climat
Un accord climatique ambitieux, équitable et contraignant est plus que jamais nécessaire. Ambitieux : Au moins 40% de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés, un fonds de lutte contre la déforestation, Solidaire : Un soutien aux pays en développement d'au moins 110 milliards d'euros de la part des pays industrialisés pour atteindre ces objectifs. Contraignant : C'est un engagement ferme gravé dans le marbre dont le monde a besoin. Tout cela peut sembler exagéré. Ce n'est pas le cas. Ce sont les conditions à remplir pour éviter le chaos climatique.
Depuis l'échec de la conférence de Copenhague en 2009, les états ont semblé se remobiliser pour atteindre cet accord. Mais les avancées telles celles observées en 2010 à la conférence de Cancun restent symboliques. Il est temps de joindre les actes à la parole en diminuant drastiquement nos émissions de CO2. Plus nous attendons, plus il nous sera difficile d'éviter le pire des scénarios.
Greenpeace se mobilise donc pour que ces conférences annuelles dont celle qui se déroulera à Durban fin 2011 sortent de leur léthargie et accélère le pas ... Notre mission est d'y faire entendre la voie de la société civile, de mettre les décideurs politiques devant leur écrasante responsabilité et de contrer les partisans du status quo.
Pour l'efficacité énergétique
Les gaspillages énergétiques sont partout : Des centrales électrique avec des rendements faibles, des immeubles mal isolés, des voitures sur-puissantes... Les possibilités de diminuer notre consommation énergétique ne manquent pas. C'est la le meilleur moyen de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Faire mieux avec moins ! Moins de consommation électrique, moins de gaspillage, moins de carburants. L'exemple-type est l'abandon des traditionnelles ampoules à incandescence (qui utilisent seulement 5% de leur énergie à produire de la lumière et gaspille le reste principalement sous forme de chaleur !).
Au total, l'efficacité énergétique permettrait de réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre à moindre coût. Pourtant, c'est le parent pauvre de nos politiques énergétiques. Greenpeace milite notamment pour que l'Union européenne se fixe comme objectif contraignant d'économiser 20% de sa consommation d'énergie d'ici 2020.
Pour les énergies renouvelables
Le scénario de [R]évolution énergétique que nous défendons passe par la promotion de l'efficacité énergétique mais également par l'abandon des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Cette transition vers une production d'énergie renouvelable est écologiquement indispensable, puisque ce sont les seules énergies propres. Ce défis est technologiquement possible : nous disposons des connaissances nécessaires pour réussir cette [R]évolution. Et si à court terme, nous devrons investir à force de volonté politique, à moyen terme, ces investissements seront économiquement rentables.
Contrairement à une idée reçue, la Belgique dispose d'un bon potentiel pour développer le renouvelable. A nos portes, la mer du Nord offrent les conditions idéales pour une production éolienne offshore. Comme Greenpeace, le détaillait dès 2008 dans un rapport, un réseau intégré entre tous les pays frontaliers pourrait pourvoir à une part importante de notre consommation électrique. Mais ce genre de projet nécessite de la volonté politique. D'autre part, une production électrique basée sur le renouvelable appelle une politique européenne intégrée. Le vent souffle ou le soleil brille toujours quelque part sur un territoire grand comme l'Europe ! Mais un réseau intelligent et souple est nécessaire pour faire passer l'électricité produite vers les zones de consommation...