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Conclusions

Fin octobre, les négociateurs ont décidé dans le cadre du futur accord gouvernemental de respecter la loi de sortie du nucléaire. Ceci signifie que les sept réacteurs commerciaux que compte la Belgique doivent fermer une fois qu'ils ont atteint une durée de vie de 40 ans.

Selon la loi, les trois plus anciens réacteurs doivent être fermés d'ici 2015. Les négociateurs ont soumis cette fermeture à la mise en oeuvre d'un plan d'équipement qui doit être établi.

Le sondage réalisé par Ipsos à la demande de Greenpeace établit que la majorité des Belges sont favorables à une durée non amendée de la sortie du nucléaire. 66% de l'échantillon des sondés répond positivement à la question de savoir si les plus anciens réacteurs doivent fermer en 2015. 76% préfèrent la perspective d'investissements dans les énergies renouvelables plutôt qu'à une prolongation de la durée de vie de centrales nucléaires obsolètes.

C'est un signal fort que les négociateurs devraient entendre : la sortie du nucléaire doit être concrétisée.

Une grande majorité de la population est favorable à la mise en œuvre du calendrier de sortie tel qu'il existe dans le loi. La fermeture des quatre réacteurs les plus récents, prévue entre 2022 et 2025, est souhaitée par 61% et ne pose problème qu'à 26% des sondés. Greenpeace se réjouit qu'une majorité de Belges (55%) n'accorde aucun crédit à la fable selon laquelle la lumière s'éteindra en même temps que les centrales nucléaires.

Greenpeace a commandé un sondage similaire en 2009. En comparant les deux enquêtes, on peut conclure que le consensus autour de la sortie du nucléaire se trouve renforcé. En 2009, il y avait 40% de partisans de l'arrêt des premiers réacteurs en 2015 et 37% d'opposants. Ceci signifie que la balance penche à présent dans le camp des partisans de la sortie du nucléaire. Une majorité de Belges pense qu'il est souhaitable de concrétiser la sortie du nucléaire selon le calendrier prévu.

Greenpeace conclut de ce sondage qu'il existe un large consensus sociétal autour de la sortie du nucléaire et invite dès lors les membres du futur gouvernement à ne pas reporter la fermeture des trois premiers réacteurs. Si le signal de leur fermeture est donné dès aujourd'hui avec fermeté, Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 pourront être effectivement fermés dans les temps.