Déchêts nucléaires
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L'objectif est que vos remarques soient intégrées dans la rédaction de la version définitive du plan.

1. Enfouissement définitif et irréversible

L'ONDRAF propose de stocker les déchets hautement radioactifs dans les couches argileuses de Campine. Cet enfouissement serait définitif et irréversible et se ferait dans des containers d'acier. Cette piste signifie que l'on perdrait tout le contrôle sur les déchets et qu'en cas de problème leur récupération serait impossible.

Les déchets nucléaires concernés conserveront leur radioactivité et, par conséquent, leur dangerosité pendant des centaines de milliers d'années. Des déchets de cet acabit exigent un suivi permanent et ne peuvent donc pas être enfouis de manière non réversible. Si une solution devait être trouvée pour neutraliser définitivement leur radioactivité, les déchets stockés comme le propose l'ONDRAF ne pourront plus être traités. Ils sont problématiques et le resteront !

2. Quelle éthique pour les générations futures ?

Stocker des déchets nucléaires de manière irréversible signifie qu'il ne sera plus possible d'y accéder notamment lorsqu'une solution plus adéquate sera enfin trouvée. Cette option impose les limites actuelles de nos connaissances aux générations futures. 

En faisant prendre au prochain gouvernement une décision de principe, on donne l'impression que le problème des déchets radioactifs est résolu et que les générations futures n'auront plus à s'en préoccuper. Or, aucun procédé technique ne peut offrir cette garantie. Surtout quand la période concernée dépasse en durée l'histoire de l'humanité.

3. Dangerosité et insécurité

Les couches argileuses voient leurs propriétés se modifier lors d'une augmentation de la température. Si le taux d'acidité augmente, on peut également craindre au niveau de l'argile des réactions chimiques susceptibles de provoquer des perturbations. Des nombreuses incertitudes subsistent quant à la solubilité de l'uranium du combustible usé en présence d'un taux élevé d'acidité. Par ailleurs, l'effet de la production d'hydrogène doit encore être clarifié. Le plan déchet tel que présenté nécessite également la mise en place d'une base de données consacrée à la simulation de variations de comportement de différents matériaux. Ces simulations peuvent-elles être considérées comme fiables si elles doivent porter sur des siècles et des siècles ?  

4. Une consultation "pour la forme"

Aucune alternative - comme par exemple un stockage en surface - n'est proposée à l'enfouissement dans les couches argileuses. Le fait d'imposer ce type de stockage signifie qu'aucune inspection ne peut être organisée sur une base permanente. Une fois enfuis, les containers de déchets radioactifs ne pourront plus être passés à la loupe.

5. Le fond du problème

La nécessité d'organiser le stockage des déchets radioactifs est imposée par le maintien de l'énergie nucléaire pour la production de notre électricité. Un choix plus obsolète que jamais.

Peu importe l'option de stockage qui sera choisie après des études menées un peu partout dans le monde, il ne pourra s'agir que la moins mauvaise option. Continuer à recourir à de l'énergie nucléaire est une aberration. Les énergies renouvelables ne produisent aucun déchet radioactif et ne nous imposent pas d'hypothéquer à long terme l'avenir de la planète.