Les solutions

Page - 21 mai, 2007
Il est grand temps de faire des choix clairs dans la politique énergétique. La combustion des combustibles fossiles doit diminuer de 80% d'ici 2050 et l'énergie nucléaire est trop chère, trop dangereuse et trop marginale. Les réserves d'uranium sont par ailleurs très limitées. Autrement dit, cette technologie n'a aucun avenir.

Le seul choix possible est d'opter résolument pour les renouvelables et l'efficacité énergétique. Reporter cette solution, par exemple en maintenant en service les vieilles centrales au charbon et nucléaire, c'est retarder le moment où l'on travaillera vraiment en faveur de solutions durables.

Les principales technologies sont les suivantes:

    • Cogénération
      production simultanée de chaleur et d'électricité, avec un rendement largement supérieur aux centrales électriques classiques. Une telle centrale peut fonctionner au gaz, à la biomasse ou encore à l'hydrogène.

 

    • Energie éolienne
      le potentiel est quasi illimité en mer du Nord. L'éolien off-shore est intéressant du fait que le vent souffle davantage en mer que sur terre, ce qui permet uneproduction plus régulière. Sur le continent, l'éolien présente l'avantage d'être produit à proximité du consommateur. Aujourd'hui déjà, l'éolien est moins cher que le nucléaire. On s'attend à ce que d'ici 2012, cette source renouvelable soit également moins coûteuse que les centrales au charbon et au gaz.

 

    • Biomasse
      il s'agit d'un terme général pour signifier toutes les formes possibles de matières organiques (plantes, huiles végétales, bois, copeaux de bois, déchets de l'industrie alimentaire...). Lorsque la biomasse est produite de manière durable, elle constitue une forme intéressante de production d'électricité, car elle est flexible et peut donc intervenir favorablement, par exemple lorsque la demande d'électricité est en hausse ou lorsque les turbines éoliennes produisent moins d'électricité.

 

    • Hydroélectricité
      les centrales hydrauliques fournissent aujourd'hui plus d'électricité dans le monde que les centrales nucléaires. Greenpeace est favorable au développement ultérieur des centrales hydrauliques de petite échelle, qui n'ont pour ainsi dire pas d'impacts négatifs sur l'environnement. L'hydroélectricité présente l'avantage d'être rapidement disponible lorsqu'il y a un pic dans la demande d'électricité. Elle peut aussi être utilisée pour stocker l'électricité, en utilisant par exemple un surplus d'électricité (provenant notamment de l'éolien) pour le pompage de l'eau. Par la suite, cette eau pourra de nouveau être utilisée pour produire de l'électricité.

 

    • Energie solaire
      deux techniques sont prises en compte en Belgique: le PV pour la production d'électricité et les "boilers solaires" pour la production d'eau chaude pour le chauffage. Dans le Sud, il y a moyen également de produire de l'électricité à l'aide d'installations thermiques solaires. La technologie PV connaît un développement rapide, ce qui pourrait la rendre compétitive dans un proche avenir. Le solaire présente l'avantage de ne pas nécessiter d'entretien et d'être produit au domicile des gens, ce qui permet d'éviter le transport de l'électricité.

 

  • Efficacité énergétique
    il s'agit là de la mesure principale qui bénéficie du plus grand potentiel, au prix le plus faible. On parle ici de centaines de mesures dans tous les secteurs (transport, industrie, secteur des services, ménages) qui nous permettent de cuisiner, nous déplacer, nous chauffer,... avec beaucoup moins d'énergie. La Commission européenne s'est fixée comme objectif d'économiser 20% d'énergie à l'horizon 2020.