Réserves marines

Page - 21 avril, 2010
Greenpeace demande la création d'un réseau mondial de réserves marines, qui couvriraient 40% de nos océans. L'objectif est de préserver les écosystèmes marins.

Les océans sont des écosystèmes fragiles. Leur avenir est gravement compromis par les activités humaines, en particulier la pêche.

Qu'est-ce que c'est?

Les réserves marines sont l'équivalent en mer des parcs nationaux. Il s'agit de protéger tout un écosystème de l'exploitation humaine. En mer, cela signifie interdire la pêche, l'exploitation minière et l'élimination des déchets. Aucune extraction, aucune dégradation n'est possible. C'est le plus haut degré existant de protection des mers et des océans. Toutes les autres formes d'« aires marines protégées » sont moins performantes. Mais pour être efficaces, ces réserves doivent être conçues en partenariat avec les pêcheurs.

Pourquoi?

Les océans sont des écosystèmes fragiles. Leur avenir est gravement compromis par les activités humaines, en particulier la pêche. On croit trop souvent que les ressources de la mer sont illimitées, peut-être parce qu'elles sont moins visibles que celles sur terre. Mais elles sont malheureusement menacées d'épuisement et l'encadrement de la pêche ne suffira pas. Il faut aller plus loin, avec la création de réserves marines.

L'idée n'est pas nouvelle. Elle a déjà été évoquée lors des Sommets de la Terre, à Rio en 1992 et à Johannesburg en 2002. Les engagements internationaux et régionaux qui préconisent la mise en place de réserves marines sont nombreux. Mais la volonté de passer à l'action fait défaut.

En France, sur terre, 10% de la superficie est protégée dans le cadre de parcs nationaux. En mer, à peine 1% est protégé!

Où?

Greenpeace a établi une carte mondiale des réserves marines à créer. Elles couvriraient 40% de nos océans. Ce chiffre n'a rien de fantaisiste. Les scientifiques estiment que 20 à 50% de nos océans devraient être déclarés « réserves marines ».

Ces réserves formeraient un réseau cohérent de grandes étendues en haute mer et de plus petites superficies le long des côtes. Les sites à privilégier seraient les zones de reproduction des poissons, les habitats vulnérables (récifs coralliens, monts sous-marins) et les zones abritant des espèces rares et/ou surexploitées.

Quels effets?

Des exemples concluants de réserves marines existent déjà en Nouvelle-Zélande, aux Açores, en Corse. Quelle que soit la superficie de ces réserves, leurs effets sont prouvés après quelques années d'existence.

Le premier est bien sûr le repeuplement. Protégés de tout prélèvement, les poissons se reproduisent tranquillement, leur taille augmente. Les écosystèmes sont restaurés, leurs capacités de résistance renforcées.

Une réserve participe aussi à la reconstitution des zones environnantes et augmente le rendement des pêcheries adjacentes (soit parce que les poissons sortent de leur zone, soit parce que les œufs et larves migrent vers les zones de pêche).

Les pêcheurs sont ainsi les principaux bénéficiaires de la création de réserves marines.

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