Les OGM dans l'alimentation animale

Page - 19 avril, 2010
La législation européenne très stricte en matière d'étiquetage, mise en place en 2004, comporte une grande lacune qui a des implications directes sur la production d'OGM. Elle ne s'applique en effet pas aux produits issus d'animaux nourris avec des OGM. Or la grande majorité des OGM produits dans le monde sont destinés à l'alimentation animale.

Greenpeace demande à la grande distribution de maintenir le non-OGM au menu des animaux.

Les règles d'étiquetage européennes sont loin d'être parfaites. Elles ne s'appliquent en effet pas à des produits tels que la viande, le lait et les œufs issus d'animaux nourris avec des aliments génétiquement modifiés. Le consommateur ne reçoit donc pas les informations nécessaires pour faire un choix éclairé. Concrètement cela signifie que, sauf si le producteur garantit une alimentation animale sans OGM (comme dans l'agriculture biologique) le menu des animaux peut contenir des OGM. A moins d'opter pour la filière biologique, il est donc souvent impossible pour le consommateur de savoir si son lait provient de vaches nourries avec des OGM.

Les producteurs d'OGM profitent  de cette lacune dans la réglementation pour continuer à vendre leurs produits à l'abri de la résistance des consommateurs qu'ils savent en majorité hostiles aux OGM.  Actuellement, les plantes génétiquement modifiées sont surtout cultivées  pour la production d'alimentation animale. Jusqu'à 80% du soja génétiquement modifié parvient dans les mangeoires des cochons, poules et vaches de nos pays.

Voilà pourquoi Greenpeace demande aux entreprises laitières, aux producteurs de viande et aux chaînes de magasins de continuer à proposer des produits issus d'animaux qui ne sont pas nourris aux OGM. Greenpeace exige également une législation plus transparente, qui s'applique aux aliments issus d'animaux nourris aux OGM. Seules ces deux conditions offriront aux consommateurs la possibilité de se positionner au moment de leurs achats en faveur ou non d'une filière OGM.

Greenpeace demande à la grande distribution de maintenir le non-OGM au menu des animaux.