Se diriger vers une agriculture durable

Page - 20 avril, 2010
Les OGM n'offriront jamais une solution au problème de la faim dans le monde. Seule une agriculture durable, respectueuse de l'homme et de son environnement pourra nourrir une planète affamée sans détruire notre environnement.

Seule une agriculture durable, respectueuse de l'homme et de son environnement pourra nourrir une planète affamée sans détruire notre environnement.

Les effets négatifs de l'agriculture industrielle développée en Occident au cours du 20ème siècle continueront  à se faire sentir pendant un certain temps. Mais de plus en plus, l'homme aspire à une agriculture saine et respectueuse de l'environnement.

La faim dans le monde est le thème qu'ont choisi d'exploiter les firmes biotechnologiques pour redorer le blason des OGM et surmonter la résistance des consommateurs européens. 800 millions de personnes dans le monde souffrent en effet toujours de la faim. Mais les conflits armés, la répartition inégale des ressources et la pauvreté, sont les premières causes de malnutrition et n'ont pas régressé avec le développement des OGM. Les “solutions” mises en œuvre jusqu'à présent pour mettre fin à cette situation ont surtout profité au secteur agro-industriel.  

Il faut au contraire permettre aux petits paysans du Sud, qui constituent les trois-quarts des personnes souffrant de malnutrition, de mettre en œuvre des pratiques agricoles adaptées à leur milieu, viables sur le long terme, et qui ne les rendent pas dépendants des firmes agrochimiques. L'agriculture durable a déjà permis à des centaines de communautés villageoises d'assurer leur sécurité alimentaire.

Encourager l'agriculture durable suppose de défendre le concept de souveraineté alimentaire, c'est-à-dire que chaque pays doit pouvoir être libre de se protéger de la concurrence déloyale des pays du Nord et libre de mettre en œuvre la politique agricole de son choix.

Greenpeace est membre de la Plate-Forme Souveraineté Alimentaire (PFSA) qui rassemble les organisations francophones agricoles et paysannes, les organisations de solidarité internationale, les organisations d’environnement et les organisations de consommateurs.

Aujourd'hui, nous sommes face à un choix crucial: poursuivre dans la voie de l'agriculture industrielle, intensive, renforcée par les OGM, contribuant fortement aux changements climatiques, ou au contraire, s'engager dans la voie d'une agriculture durable, plus respectueuse de l'homme et l'environnement. Consultez notre rapport Cool farming sur ce sujet.

Pour Greenpeace, le choix est fait bien sûr. Il est clairement préférable de choisir des produits provenant de l'agriculture biologique, familiale et paysanne. Plus d'info sur www.fugea.be.

L'agriculture durable est en effet une vraie alternative prometteuse qui a le potentiel de nourrir toute la planète sans condamner l'environnement.