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La technologie nucléaire n'est pas sans risques. Pensez aux catastrophes de Tchernobyl et de Three Mile Island, aux Etats-Unis. Et chez nous? Le risque d'un accident nucléaire sévère est bien réel. Ce risque augmente avec le vieillissement des centrales de Tihange et de Doel. Les réacteurs les plus anciens datent de 1975 et ont été conçus pour durer 30 ans. En 2015, date à laquelle la loi sur la sortie du nucléaire prévoit leur fermeture, ils auront déjà atteint 40 ans de fonctionnement. Sans oublier la possibilité d'attaques terroristes, de sabotage... Si ça tournait mal, les conséquences seraient dramatiques. Et saviez-vous que ce risque n’est même pas assuré?

La Belgique en partie inhabitable pour des dizaines d'années

Les conséquences d'un accident nucléaire à Tihange ou à Doel pourraient être encore plus dramatiques qu'à Tchernobyl. Vu le type de réacteurs nucléaires en Belgique, la radioactivité se disperserait autrement qu’à Tchernobyl: le nuage radioactif serait moins étendu, mais beaucoup plus concentré. Cliquez ici pour visionner les cartes de dispersion possible de la radioactivité. Un accident grave dans l’une des centrales nucléaires belges rendrait une partie importante de la Belgique inhabitable pour des dizaines d'années. Le réacteur nucléaire de Tihange constitue un risque majeur pour Liège et Namur. Mais selon les conditions météorologiques, Bruxelles et Anvers pourraient elles aussi devenir inhabitables. Si un accident nucléaire sévère se produisait à Doel, c'est la ville d'Anvers qui courrait le plus de risques. Mais Gand, Namur, Liège et Bruxelles pourraient elles aussi être déclarées inhabitables (régions en rose et en rouge sur les cartes).


Si ça tournait mal, que diraient-ils? Sorry?

Logiquement, Electrabel, en tant que principal exploitant des réacteurs nucléaires belges, devrait être assuré contre les risques d’un grave accident. Détrompez-vous! La compagnie bénéficie d’un traitement de faveur de la part de l’Etat: celui-ci a limité la responsabilité d’Electrabel à un petit 300 millions d’euros, soit un millième tout au plus des dégâts probables occasionnés par un accident. Le « solde » est à charge de la population et de l’Etat belge.


Que dirait donc Electrabel si les choses tournaient mal? Sorry? 

Consultez le briefing complet de la campagne.