Pourquoi Electrabel bénéficie-t-elle d’une responsabilité limitée en cas d’accident nucléaire alors qu’un exploitant d’un parc éolien, par exemple, est financièrement responsable de l’ensemble des dégâts qu’il pourrait occasionner? Deux poids deux mesures…
«Taxe sur les risques nucléaires
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Pour tenter de mettre fin à cette concurrence déloyale, Greenpeace a consulté divers juristes qui ont élaboré une proposition de loi dans laquelle ils suggèrent d'instaurer une « taxe sur les risques nucléaires ». L'argent de cette taxe serait versé dans le fonds « Kyoto ». Ce fonds devrait servir à investir dans les renouvelables et l'efficacité énergétique. Ces dernières constituent la meilleure garantie contre les risques nucléaires.
Un privilège qui en rappelle un autre
Le traitement de faveur accordé à Electrabel nous rappelle un autre privilège dont a bénéficié le géant de l’électricité. Pendant trente ans, les consommateurs ont trop payé pour leur électricité, ce qui a permis à Electrabel d’amortir rapidement ses centrales nucléaires. Cette situation n’ayant jamais été rectifiée, les profits accumulés de façon illégitime par Electrabel sont aujourd’hui estimés à au moins un milliard d’euros par an, un montant comparable à celui des risques nucléaires non-assurés. La « taxe sur les risques nucléaires » pourrait également servir à récupérer ces bénéfices illégitimes.
Sortir du nucléaire
D'après une enquête réalisée à la demande de Greenpeace par l'institut de sondage Ipsos, 75% de la population belge pensent que l'énergie renouvelable peut à terme remplacer l'énergie nucléaire et choisiraient en priorité les renouvelables. La taxe à verser par Electrabel servirait à financer l’essor des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique et donc, anticiper la sortie du nucléaire.
Une sortie anticipée du nucléaire, c' est la meilleure assurance possible contre les risques du nucléaire. C’est éviter aussi que « sorry » soit la seule réponse d’Electrabel si un jour, ça tournait mal…