Pour nous, la coupe est pleine. Nous voulons pouvoir respirer de l'air pur. Pas dans dix ans, mais tout de suite. Depuis des années, notre gouvernement ne protège pas ses citoyens contre les effets nocifs de la pollution atmosphérique. C’est pourquoi nous avons envoyé une lettre de mise en demeure aux ministres de l’Environnement (Joke Schauvliege pour la Flandre et son collègue wallon Carlo Di Antonio).

Lutte contre la pollution atmosphérique

Cette étape marque le début d’une nouvelle campagne de lutte contre la pollution atmosphérique. La pollution de l’air représente depuis des années un problème majeur dans notre pays densément peuplé et au trafic automobile intense. Ce problème n’est pas traité correctement et ne fait que s’aggraver. C'est pourquoi nous nous adressons d'abord et avant tout directement à nos politiciens qui portent une grande responsabilité et ont l'obligation d'intervenir.

Un des principaux coupables : le moteur diesel

Une nouvelle étude commandée par Greenpeace résume la littérature scientifique la plus récente concernant l’impact sur la santé du dioxyde d’azote (NO2), une substance principalement émise par les moteurs diesel. Cette étude montre qu’il n’y a pas de niveau s��r de pollution atmosphérique. Même lorsque les concentrations sont inférieures aux valeurs seuils européennes, l’impact sur la santé reste avéré. Nous empoisonnons collectivement nos enfants, car ils sont particulièrement vulnérables à l’inhalation d’air contaminé par le dioxyde d’azote.

En sécurité sur la banquette arrière ?

« La génération de la banquette arrière » : ces mots désignent la génération des enfants qui sont conduits partout par leurs parents. Hélas, il s’avère que les choses ne se passent pas si bien que ça sur les sièges arrière : la première semaine de la nouvelle année scolaire, nous avons testé la qualité de l’air dans la voiture sur les trajets vers les écoles et à proximité de celles-ci dans trois grandes villes belges : Bruxelles, Anvers et Liège. Les enfants qui sont conduits à l’école sur la banquette arrière d’une voiture circulant dans un trafic dense sont exposés chaque jour à un air très malsain.

Et maintenant ?

Doit-on tous jeter nos voitures diesel à la ferraille du jour au lendemain ? Ce n’est bien sûr pas réaliste. Une voiture représente un investissement énorme. Nous tablons sur une période de transition au cours de laquelle les gens prendront conscience de la pollution causée par la conduite automobile. Alors, devons-nous tous passer à l’essence ? Ce n’est pas non plus la solution, car ces moteurs sont particulièrement mauvais pour le climat... Nous sommes impatients de vivre dans un futur où nous serons plus nombreux à nous déplacer à pied et à vélo, et dans lequel nous pourrons compter sur un bon système de transports en commun (fonctionnant aux énergies renouvelables !), ou en dernier ressort sur une voiture électrique partagée. Nous bénéficierons alors non seulement d’un air plus sain, mais aussi de villes et de villages faits pour les gens et non pour les voitures.

Respirons à nouveau, Rejoignez le mouvement !

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