L’été dernier, Elodie Mertz a rejoint notre équipe Clean Air, qui agit pour améliorer la qualité de l’air. Dans ce blog, elle nous parle de ses trois premiers mois chez Greenpeace.

En juillet, alors que pour beaucoup les grandes vacances débutaient, je commençais une nouvelle aventure professionnelle chez Greenpeace en tant que chargée de campagne qualité de l’air et mobilité. Qu’il s’agisse de gérer des études sur la qualité de l’air, suivre des procès ou être le terrain, ces premiers mois ont été plutôt chargés et… riches en résultats positifs !

Un travail de fourmi…

J’ai commencé à travailler sur un rapport analysant cinq villes belges en matière de mobilité durable : Anvers, Bruxelles, Charleroi, Gand et Liège. Avec l’aide de mon équipe, j’ai aidé l’Institut Wuppertal, chargé de l’étude, à rassembler les données manquantes, notamment via un contact avec les administrations. Publiée en septembre, l’étude soulignait les nombreux points à améliorer pour que les villes belges développent une mobilité vraiment durable et s’inspirent d’exemples positifs d’ici et d’ailleurs.

J’ai ensuite coordonné le projet « Mon air, ma rue », une campagne de mesure de la qualité de l’air dans les six plus grandes villes wallonnes. Les résultats des mesures sont sortis début octobre, dans la foulée de ceux de Curieuze Neuzen en Flandre, et confirmaient notre hypothèse : les villes wallonnes souffrent d’un air pollué dont les taux sont dangereux pour la santé. Notre échantillon a permis de mettre en lumière la pollution de l’air à laquelle sont exposés les citadins wallons.

Des procédures judiciaires et des victoires...

Enfin, j’ai suivi nos deux procédures judiciaires. Greenpeace a en effet entamé une procédure judiciaire, qu’elle a gagnée, contre la Région flamande pour réclamer un plan qualité de l’air réellement ambitieux, et une procédure contre la Région wallonne, pour réclamer des mesures de la qualité de l’air plus représentative. Le verdict de cette procédure tombera, lui, fin octobre.

Le point d’orgue: des actions sur le terrain

Le dimanche 7 octobre a été le point d’orgue de mes trois premiers mois chez Greenpeace. Le collectif citoyen Bruxsel’Air avait lancé un appel à poser des masques sur des statues dans des villes du Nord et du Sud du pays. Cette initiative nationale, à laquelle ont participé de nombreux citoyens et diverses associations, était suivie de Révolution’Air, le premier festival de la qualité de l’air organisé par les mêmes infatigables Bruxsel’Air. Dans l’après-midi, des militants Greenpeace ont déployé des bannières sur la statue et les arches du Cinquantenaire. Entouré de deux poumons gonflés par le vent, le message de la journée était clair : « Clean Air Now ». Dans l’après-midi sont arrivés des centaines de cyclistes, de 7 à 77 ans, menés par Filter-Café-Filtré. Ces « fous du guidon » ont parcouru l’A12 d’Anvers à Bruxelles pour réclamer un air sain et des villes apaisées.

Notre équipe ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Vous aussi vous avez envie d’agir ? Créez votre pétition pour un air de qualité !