À 33 jours du sommet climatique le plus important de tous les temps, la Belgique plonge dans l’épisode le plus honteux après six ans d’absence de politique. Nos quatre ministres de l’environnement semblent vivre sur une autre planète et considérer la politique climatique comme un tableau Excel dont les chiffres peuvent être déplacés comme bon leur semble. Un tel amateurisme n’a pas sa place dans un sommet international sur le climat. Nous appelons donc les ministres à rester loin de Paris.

Après six ans de négociations, et quelques heures après notre action au cabinet du ministre Fremault, un accord sur la répartition des efforts climatiques belges semblait à portée de main, jusqu’à ce que les différents gouvernements trébuchent sur les clés de répartition des revenus climatiques et des énergies renouvelables. Nos quatre ministres de l’Environnement régionaux et fédéral avaient crié victoire trop tôt.

Nos ministres savent-ils ce qu’ils font ? Face au changement climatique, il est de plus en plus urgent de prendre des mesures décisives, mais cela ne semble pas les perturber. Les ministres Marghem, Schauvliege, Furlan et Fremault continuent à considérer la politique climatique comme un tableau Excel dans lequel quelques chiffres comptables apporteront la solution.

Une telle attitude démontre également un profond mépris pour les millions de personnes dans le monde qui souffrent déjà des effets du changement climatique. La lutte contre le plus grand défi auquel les populations et la planète sont confrontées ne peut être réduite à un simple jeu politique. Nos ministres n’ont rien à faire dans les négociations internationales sur le climat à Paris, où une solution sérieuse au problème du climat doit être recherchée. S’ils ne veulent pas ridiculiser la Belgique, ils feraient mieux de rester chez eux.