La canicule sévit officiellement en Belgique. Nous subissons les températures les plus chaudes de cette année. Ailleurs en Europe et dans le monde, les incendies de forêt et les vagues de chaleur provoquent de véritables tragédies. Ces phénomènes météorologiques extrêmes sont liés au changement climatique.

Des incendies de forêt dévastateurs et des vagues de chaleur torride font des victimes dans le monde entier. Rien qu’en Grèce, on compte au moins 80 morts, et ce nombre est encore susceptible d’augmenter. Au Japon, la canicule a déjà tué 65 personnes. La Suède, la Russie et le Canada sont également touchés. 

« De nombreux facteurs complexes créent ensemble ces conditions climatiques extrêmes, mais ce que nous vivons aujourd’hui est malheureusement conforme aux prévisions des climatologues », explique Bunny McDiarmid, directrice de Greenpeace International. 

« Pour le moment, le réchauffement climatique depuis le début de la révolution industrielle reste inférieur à 1 °C. Nous n’osons pas penser aux conséquences d’une hausse des températures mondiales de 1,5 ou 2 °C, comme le permet l’Accord de Paris sur le climat. » 

Le réchauffement de la planète n’est clairement plus une affaire qui se jouera dans le futur et à l’autre bout du monde. C’est une réalité, ici et maintenant, et ce n’est que le début. Malgré tout, et avec des conséquences plus importantes encore qu’auparavant, les tout nouveaux accords d’été des gouvernements flamand et fédéral témoignent de très peu d’ambition dans la lutte contre ce changement climatique. Greenpeace appelle à une politique climatique vigoureuse et adaptée aux défis auxquels le monde est confronté et espère que nos dirigeants reconnaîtront enfin que le temps presse.