
Voici une bonne nouvelle… Grâce à la poursuite légale d’une citoyenne de Colombie-Britannique, Josette Wier, un tribunal a ordonné à Santé Canada d’évaluer les impacts de l’herbicide Roundup. Cet herbicide est aussi utilisé sur le canola et le soya OGM et une grande partie du maïs OGM.
En août 2009, le gouvernement canadien avait refusé la demande d’évaluation présentée par Josette Wier. Pourtant, cette dernière leur avait fourni 15 études scientifiques récentes révisées par des pairs qui questionnaient les effets de la combinaison de l’herbicide Roundup et du POEA sur les femmes enceintes, les hommes, les foetus d’animaux et les grenouilles.
Un juge fédéral, Michael Kelen, a tranché en faveur de Josette Wier et a ordonné au gouvernement fédéral de prendre en compte demande de révision des impacts des herbicides. Bravo!
Le Roundup : l’herbicide des OGM
Le Roundup est aussi l’herbicide de Monsanto qui accompagne la majorité des cultures OGM. Il existe de nombreuses formulations du Roundup qui permet d’amplifier fortement les effets toxiques du glyphosate, l’agent actif. Jusqu’à présent, les évaluations des herbicides par les agences gouvernementales se limitaient à des études sur l’agent actif et ignoraient les effets toxiques multiplicateurs des adjuvants, c’est-à-dire des substances ajoutées au glyphosate.
Les scientifiques de Greenpeace avaient d’ailleurs publié une synthèse de plus de 200 études scientifiques qui indiquaient des impacts négatifs et significatifs des herbicides à base de glyphosate comme le Roundup. Greenpeace avait même écrit, le 8 juillet dernier, aux ministres fédéraux de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement pour leur faire part de cette synthèse et exiger une « réévaluation urgente de toutes les formulations d’herbicides à base de glyphosate et un moratoire sur tous les nouveaux OGM tolérants au glyphosate ». Greenpeace attend toujours une réponse du gouvernement fédéral.
À force d’ignorer les appels à la précaution des scientifiques indépendants des entreprises, on risque de payer les pots cassés à terme. Rappelons que le gouvernement fédéral ignore toujours les 58 recommandations du rapport d’experts de la Société royale du Canada, la plus haute instance scientifique au pays.
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