Crédit photo : Toma Iczkovits/Greenpeace

50 000! Nous étions 50 000 à défiler dans les rues de Montréal pour rappeler aux gouvernements de Stephen Harper et de Pauline Marois la volonté des Québécoises et des Québécois d’engager la transition vers des energies plus propres et créatrices d’emplois.

50 000 à rappeler que nous ne voulons pas que le Québec devienne le maillon qui permettra à l’industrie des sables bitumineux d’écouler son pétrole sale dans le monde entier.

50 000, c’est la plus grande manifestation sur le climat de l’histoire du Québec.
Ce n’est pas rien, et c’est même très encourageant compte tenu des résultats que d’autres mobilisations populaires (gaz de schiste, centrale au gaz naturel du Suroît) ont permis d’obtenir.

Comme nous l'avons vu dans un récent sondage publié cette semaine, une majorité de Québécois s’oppose à l’arrivée des sables bitumineux au Québec. Ce sondage vient confirmer ce que les milliers de manifestants présents lors de la Marche souhaitaient adresser à Pauline Marois : le gouvernement du Québec doit dire NON aux projets de pipeline de sables bitumineux d'Enbridge et de Trans-Canada. Il est maintenant temps que la Première ministre prenne acte de cette opposition et mette en place les mesures nécessaires pour éviter de transformer le Québec en consommateur du pire pétrole de la planète et en plate-forme pour son exportation. 

Rappelons que dans le mois qui a précédé le 21 avril, pas moins de 10 déversements pétroliers (fuites de pipelines et déraillements de trains transportant du pétrole brut) se sont produits en Amérique du Nord, 57% étaient issus de l'industrie des sables bitumineux, 25 999 barils ont été déversés, en un seul mois.

Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui étaient présents à Montréal, ceux qui ont aidé à relayer l'information, ceux qui ont fait le chemin depuis Québec, Sherbrooke et d'autres villes, ceux qui ont fait des kilomètres à vélo pour venir marcher avec nous, et bien sûr les citoyens qui ont organisé des marches similaires dans leur municipalité comme au Lac-Brome. 

Bravo à tous et merci d'être debout!


Si vous n’étiez pas présent(e)s lors de la marche, voici quelques photos ainsi que le discours de votre dévoué directeur, Nicolas Mainville (ci-dessus).