En France, un four a explosé, lundi 12 septembre 2011, dans l'installation nucléaire Centraco de Codolet, située à proximité immédiate du site du CEA de Marcoule (Gard). Cette explosion a causé, en plus du risque de radioactivité, la mort d'un homme tuée par la déflagration et quatre blessés, dont un, où le pronostic vital est engagé. À l'heure où 80% de l'énergie française provient du nucléaire, il est temps de prendre conscience des risques attachés à cette énergie.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) demande à la France de rendre des comptes. De plus, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) annonçait mettre en alerte ses balises de détection de la radioactivité dans l'air dans la zone de l'accident.
Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV), fait, elle, une « demande d'information transparente et en temps réel sur l'explosion ».
Greenpeace France déclarait "qu'il est indispensable que les populations locales soient informées en temps réel sur la situation et sur les éventuels rejets radioactifs " par l'intermédiaire de Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France. « Ce site n'est pris en compte ni dans l'audit des installations nucléaires françaises demandé par le gouvernement, ni dans les dernières inspections faites par l'Autorité de sûreté nucléaire. Cela démontre une nouvelle fois que la France n'a pas retenu les leçons de Fukushima », regrette-t-il.
Greenpeace Québec appelle à fermer l'usine nucléaire d’Hydro-Québec Gentilly-2, plutôt que d’entamer sa reconstruction aux coûts de deux milliards de dollars.
Voir aussi : Greenpeace répond à la ministre Normandeau suite à l’action pour la fermeture de Gentilly-2