L'Arctic Sunrise, brise glace de Greenpeace1er septembre 2007 v¢‚Ǩ‚Äú Enfin, je suis en direction de Toronto. Je vais me joindre à l'équipage de l'Arctic Sunrise, un navire de Greenpeace. J'ai travaillé cinq ans pour y arriver. Cinq ans au sein de l'organisation, à occuper différents postes. Je réalise enfin un rêve : devenir matelot.

Pendant de nombreuses années, j'ai cogné aux portes ici et ailleurs pour informer les gens des grands enjeux environnementaux sur lesquels Greenpeace a choisi de concentrer ses forces et son attention. Cela m'a emmené jusqu'en Nouvelle-Zélande. J'ai aidé à Auckland le bureau de recrutement local à développer son unité de financement, et notamment son programme de financement direct.

Que ce soit au Québec ou en Nouvelle-Zélande, j'ai senti chez les gens le même intérêt grandissant pour l'environnement, la même urgence d'agir. Comme partout ailleurs, ce boulot de sensibilisation est souvent difficile. Mais comme il est gratifiant quand, après un petit 5 minutes de discussion, les gens suivent tes conseils et agissent en citoyen responsable. Multipliez par dix chacun de ces petits gestes à chaque jour de la semaine. Vraiment, le changement commence là.

Il commence là et il se perpétue. Au fil des ans, j'ai toujours cherché à provoquer des changements, à participer activement à ceux-ci. J'ai donc mené à des actions directes non-violentes qui font la renommée de Greenpeace. En juin 2003, on m'a arrêté dans le cadre de la campagne contre les OGM, puisque j'avais déployé une bannière de 15 mètres par 8 mètres sur l'édifice d'une agence du gouvernement fédéral dont les dirigeants travaillaient étroitement avec Monsanto (producteur d'organisme génétiquement modifié) afin de mettre au point de nouvelles variétés de blé transgénique.

Il s'est écoulé un an. Puis Monsanto a cessé de faire les tests pour ce programme de développement. Puis ma peine a été réduite à une amende de 100 dollars. J'ai décidé que ça valait le coup. J'ai décidé de continuer à provoquer des changements. Et je suis içi. Et je vous écris aujourd'hui, enfin, depuis l'Arctic Sunrise.