Cette fin de semaine, la rupture d’un pipeline en Arkansas a provoqué le déversement de quelques 10 000 barils (plus d’un million de litres) de pétrole lourd canadien provenant des sables bitumineux. Voilà un véritable signal d’alarme pour le Québec qui voit les projets de pipelines se multiplier, dont un nouveau projet monstre annoncé par TransCanada aujourd’hui même.

Un travailleur utilise un matériel absorbant après avoir essayé de ramasser le pétrole ayant fuit du pipeline Pegasus de la compagnie Exxon, près de Mayflower, Arkansas.

Après le déversement record de plus de 3 000 000 litres de pétrole lourd des sables bitumineux dans la rivière Kalamazoo au Michigan en 2010 (Enbridge, plus couteux déversement pipelinier de l’histoire des États-Unis.), le triste déversement en Arkansas doit nous servir d’électro-choc face aux projets de pipelines de sables bitumineux au Québec.

Il faut en priorité se départir de notre dépendance au pétrole et diminuer notre consommation. Le but avoué des compagnies pétrolières est de faire le plus de profit possible, ce qui est en contradiction avec l'objectif de transition vers des énergies moins polluantes, nécessaire pour freiner les changements climatiques.

Face à la complaisance du fédéral, il est plus que temps pour le gouvernement du Québec d'assumer ses responsabilité et d'annoncer une évaluation environnementale crédible, ouverte et transparente au lieu de consulter les compagnies et les autres provinces en coulisses.

Des traces de pétrole sont visibles le long de l'autoroute 40 près de Mayflower, Arkansas.

 

 

Voilà d’autres bonnes raisons de venir manifester le 21 avril et de signer la Déclaration qui s’y rattache pour exiger que le Québec se libère des combustibles fossiles et développe les énergies propres.