Alors que les chants de la foule de manifestants résonnent encore dans les rues de Durban, voici venu le temps de faire le bilan de la première semaine de négociations.
Ce matin, une ébauche de texte pour un accord a été dévoilée. Cette version a beau comporter beaucoup de pages, elle n’est pour le moment pas très ambitieuse et ne préjuge pas du tout du résultat des négociations! Il est donc plus que temps pour ceux qui entravent le processus de laisser les autres travailler dans le bon sens (États-Unis, Canada, etc...).
Durban n’est ni une répétition, ni un lieu pour se battre. Les
querelles et les trahisons doivent désormais laisser la place à la
conclusion de vrais accords. « Ceux que sauver des vies, des économies
et l’environnement n’intéressent pas, comme les États-Unis, doivent maintenant se mettre de côté et laisser le champ libre à ceux qui ont la volonté politique d’avancer », a affirmé Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International.
D'ici la fin de la semaine prochaine, les gouvernements doivent parvenir à :
- Assurer un pic dans les émissions de GES mondiales d’ici 2015.
- Prolonger le Protocole de Kyoto et fournir un mandat pour un instrument légalement contraignant.
- Fournir les financements nécessaires à la lutte contre les
changements climatiques.
- Mettre en place un cadre de protection des forêts dans les pays en
développement.
- Assurer une coopération globale en matière de technologie et
de financements.
- Assurer une transparence internationale dans l’évaluation et la
surveillance des engagements et des actions des pays.
« Protéger les communautés vulnérables, les pays et les habitats
coûte de l’argent et il était prévu que cet argent soit fourni à
Durban. Mais à date nous n’avons aucune idée d’où cet argent viendra.
Le risque est aujourd’hui réel que nous quittions les négociations
sans un sou en poche. Cet échec se mesurera alors en vies, en
économies et en habitats, a quant à elle ajouté Tove Ryding, coordinatrice des
politiques climatiques à Greenpeace International.