La semaine dernière, nos collègues de Greenpeace Nouvelle-Zélande ont reçu une très bonne nouvelle.  Après avoir fait campagne pour un thon en boîte provenant de pêche plus durable, la compagnie Sealord à finalement pris un engagement et déclare qu’elle cessera de s’approvisionner en thon capturé à l’aide de Dispositif de concentration de poisson (DCP).  


Des dispositifs de quoi ?

Les dispositifs de concentration de poissons (DCP) sont des engins de pêche industrielle flottants utilisés pour capturer le thon. Ce dispositif attire les poissons et les espèces marines et peut être extrêmement destructif lorsqu’on son utilisation est combinée avec celle d’une senne coulissante, un filet de pêche qui encercle les poissons. En grande partie, la raison pour laquelle le DCP est dangereux pour nos écosystèmes marins  est qu’il attire non seulement le thon mais aussi les requins, les tortues de mer, les raies et les thon juvéniles. Une fois pêchées, ces espèces qui représentent des prises accessoires, sont rejetées à la mer agonisantes ou mortes.

Une industrie en plein changement

Sealord est la dernière marque se trouvant sur le classement de thon durable (édition Nouvelle-Zélande) à prendre cet engagement.  Aujourd’hui, toutes les compagnies évaluées par Greenpeace en Angleterre et en Australie on déjà  fait une transition vers un thon plus durable mais au Canada les compagnies traînent la patte!  Il est maintenant évident que les demandes de Greenpeace pour une pêche plus durable ne sont pas seulement nécessaires pour la sauvegarde de nos océans, elles sont aussi parfaitement réalisables.

Et au Québec?

Le Classement de thon durable Greenpeace 2013 évalue 14 marques populaires de thon en boîte vendu au Canada et au Québec. Les compagnies d’ici ont amélioré leur position cette année, mais il reste encore beaucoup de travail.

Pastene, dont le siège social est basé à Montréal, a déjà pris cet engagement, en annonçant cette année qu’à partir de 2016, tout le thon vendu par Pastene sera capturé à la ligne ou à la senne coulissante sans utilisation de DCP.

Pour ce qui est de Metro, aussi basé à Montréal, la compagnie avance à grand pas pour offrir un thon plus durable, mais leurs politiques pour le thon durable n’inclue pas encore un engagement concret qui mènera vers l’élimination de l’utilisation de DCP pour le capture de thon vendu sous la marque maison de Metro (Selection).  Cette hésitation de la part de Metro est décevante, mais nous espérons qu’avec toujours plus de compagnies interdisant l’utilisation de DCP dans les politiques d’approvisionnement en thon, cela leur donnera le courage de prendre les bonnes décisions.