Voici en résumé, pourquoi Greenpeace s’oppose au gaz de schiste au Québec :
1. Pour limiter les changements climatiques, toute la planète, incluant le Québec, doit mettre sur place une économie basée à 100 % sur des sources renouvelables et écologiques, le plus rapidement possible. C’est possible au niveau mondial d’ici 2050 (voir le rapport Révolution énergétique de Greenpeace International) et d’ici 2030 au Québec. Le développement du gaz de schiste retardera l’entrée du Québec dans l’économie de demain basée sur les énergies renouvelables et l’efficacité.
2. Pour certains pays (ex États-Unis ou Chine), le gaz naturel conventionnel (c’est-à-dire qui ne provient pas des schistes) peut permettre de substituer des énergies fossiles à haute teneur en carbone comme le charbon et le pétrole. Cette substitution doit néanmoins se faire le contexte d’une stratégie de transition vers les énergies 100 % renouvelables. Ce n’est pas le cas au Québec qui n’utilise pratiquement pas de charbon. Le développement du gaz de schiste va empêcher le Québec d’atteindre les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) comme prévu.
3. On doit et on peut éviter de développer les énergies fossiles non conventionnelles (gaz de schiste, pétrole des sables bitumineux, forage en haute mer, liquification du charbon, etc.) qui présentent plus de risques, qui ont un contenu élevé en carbone et qui utilisent des investissements qui pourraient être effectués dans les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Dans ce contexte, le Québec devrait adopter une stratégie ferme de substitution des énergies fossiles dès maintenant ainsi qu’une réduction programmée de la consommation de ces énergies sales dans le but d’atteindre l’indépendance énergétique décarbonisée d’ici 2030.
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