
5 mois que le Japon vit une catastrophe nucléaire à Fukushima, 5 mois que l’accident de la centrale nucléaire n’est toujours pas contenu, 5 mois que les solutions fusent, apparaissent, disparaissent, 5 mois que les japonais s’interrogent, 5 mois qu’ils ont entamé leur vie en zone contaminée…
L’équipe de Greenpeace toujours sur place
Le 9 août, lors d’une conférence de presse, Greenpeace a détaillé comment ses experts se sont rendus dans les ports de la préfecture d’Iwaki entre le 22 et le 24 juillet, prélevant des échantillons de fruits de mer avec l’aide des pêcheurs locaux. Des niveaux élevés de radioactivité dans les fruits de mer pêchés par les japonais au large des côtes du Japon ont été identifiés.
Greenpeace a donc demandé au gouvernement japonais de rendre l’étiquetage des produits de la mer obligatoires et d’indiquer les niveaux de radiation et la zone de pêche. Les procédures de surveillance des radiations devraient également être renforcés et les règlements de commercialisation des denrées alimentaires rendus plus strictes.
Dissimulation et désinformation
Greenpeace dénonce la dissimulation et le manque de rigueur des autorités japonaises dans ce contexte plus que dangereux. Il faut mener plus d’actions et mettre plus de moyens à disposition des habitants afin de les protéger.
Le New York Times le révélait en début de semaine : les services publics japonais pouvaient prévoir que le vent ramènerait les particules radioactives vers le Nord, juste après la catastrophe nucléaire, mais ils n’ont rien dit aux populations concernées. Le maire de Namie, à 7 km de Fukushima, dénonce un acte « criminel ».
Le gouvernement japonais semble aussi faire de la désinformation. Une note a été adressée aux principaux médias (télé, radio, presse écrite) par le Ministère des affaires internes et de la Communication Japonais, leur demandant de modérer articles et commentaires traitant du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire allant à l’encontre des communiqués officiels afin de « ne pas propager de rumeurs ».
Et Gentilly-2 ?
La vente récente d’EACL montre bien que le nucléaire canadien n’a pas le vent en poupe (voir la chronique d’Éric Darier, directeur de Greenpeace au Québec). Pourtant, Hydro-Québec n’a pas encore abandonné la réfection de Gentilly-2, qui est même attendue, accompagnée de l’attente latente d’un accident. Les réacteurs CANDU d’EACL, et futurs de SNC-Lavalin, ne sont pas sûrs !
Que dirions-nous si c’était toute la vallée du Saint-Laurent qui était touchée comme la région de Fukushima ? Si nous n’avions aucun moyen de savoir que respirent nos enfants ? Si nos gouvernements fédéraux et provinciaux restaient silencieux ? Nous indignerions-nous ?
Pour plus d’infos :
Voir la video sur Youtube “Japanese government killing its own people in Fukushima” sous-titrée en anglais
Voir le blog de notre équipe sur place “Remembering Hiroshima, in Fukushima”
Voir également le blog international “Nuclear power is in last place in the race against climate change”