Dans le but d’exposer les déversements de pétrole en Russie et leurs conséquences néfastes, Greenpeace a mis en ligne aujourd’hui un site internet multimédia qui explique les impacts de la pollution et met en garde contre les dangers d’un désastre semblable dans l’Océan Arctique.

Pendant plusieurs mois, les activistes et chercheurs de Greenpeace ont visité la République des Komis dans le nord de la Russie pour enquêter sur cette situation. Les images vidéo et les photographies prises dans cette région démontrent clairement la nature destructrice de l’industrie pétrolière russe qui aujourd’hui cherche par tous les moyens à forer dans l’Océan Arctique.

Outre la vidéo des paysages pollués, le site multimédia inclut une série de portraits des habitants autochtones accompagnés par des témoignages sur l’impact de l’extraction pétrolière.

Ces images me rappellent les sables bitumineux canadiens, avec leurs paysages désormais stériles et leurs taches de pétrole noir qui s’étendent à perte de vue. Voici un autre avertissement aux Canadiens et à tous ceux qui habitent dans les régions arctiques : l’industrie pétrolière agit d’une manière imprudente et ne s’intéresse point aux gens ni à l’environnement…

 « L’ambition sans bornes de l’industrie pétrolière russe a détruit le paysage et a eu un impact dévastateur sur les habitants autochtones de la région. La nourriture et l’eau sont contaminées par les résidus du pétrole, ce qui menace sérieusement la santé publique », explique Zhenya Belyakova, coordinatrice de la campagne Arctique à Greenpeace Russie. « C’est totalement inacceptable. »

Les déversements de pétrole sur ce territoire russe sont aussi à l’origine des écoulements dans l’Océan Arctique qui peuvent atteindre les 500 000 tonnes de pétrole par année à travers le réseau fluvial du pays.

En juin, Greenpeace a lancé une campagne mondiale pour sauver l’Arctique et pour demander à l’ONU la création d’un sanctuaire naturel dans les régions encore inhabitées autour du Pôle Nord. Une telle mesure protégerait efficacement la région des géants pétroliers comme Shell et Gazprom qui convoitent les réserves de la région.

Si l’industrie pétrolière russe est incapable d’éviter et de nettoyer la pollution pétrolière sur le continent, on ne devrait pas lui permettre de forer en mer, là où la glace, les conditions météorologiques extrêmes et l’isolement géographique augmentent les risques de déversement.

Ne soyons pas crédules : ces compagnies ne changeront pas leur façon de faire au Canada. Voilà pourquoi nous devons nous assurer qu’elles n’aient pas accès à l’Arctique canadien.