Ce 20 mars, lors de la conférence « Passer au vert » de l’Union européenne et du Canada, des activistes de Greenpeace ont contré la pétropropagande du ministre de l’Environnement Peter Kent en lançant un message clair aux nombreux représentants de l’Union européenne présents :

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« Sables bitumineux = crime environnemental » et « Les leaders du climat n’achètent pas de pétrole sale.

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Pourquoi cette action? Simplement pour appuyer la politique sur les carburants propres que propose l’Union européenne (appelée Directive sur la qualité des carburants). Cette politique attribuerait différentes teneurs en carbone pour chacun des carburants et forcerait l’Europe à réduire de 6% les émissions en provenance de ces derniers d’ici 2020. Cette action visait aussi à contrer la campagne de lobbyisme du Canada qui, selon les politiciens européens, est d’une « étonnante intensité ». Cette campagne, qui a été menée conjointement avec l’industrie pétrolière, a également qualifié les groupes environnementaux et autochtones comme étant des « adversaires ».

La propagande du gouvernement atteint actuellement un sommet, au point tel que Greenpeace à lancé une pétition la semaine passée pour Halte à la pétropropagande: www.petropropagande.ca . ALLEZ LA SIGNER!!!

Après M.Oliver en France la semaine passée, c’était au tour de Peter Kent ce matin de continuer la pétropropagande et de s’attaquer à la politique européenne sur les carburants verts. Dans son discours M.Kent a mentionné :

« Les sables bitumineux du Canada sont un parfait exemple de dossier où la discussion, dans certains cercles, est alimentée par des faussetés. En effet, des études indépendantes ont clairement montré que, sur l’ensemble du cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre du pétrole brut tiré des sables bitumineux étaient similaires – sinon inférieures – à celles de plusieurs types de pétroles importés et utilisés quotidiennement dans l’Union européenne.

Pourtant, les mesures proposées pour la mise en œuvre de la Directive de l’Union européenne sur la qualité des carburants pénalisent injustement le brut des sables bitumineux alors qu’elles ferment les yeux sur des bruts responsables de grandes quantités de gaz à effet de serre actuellement utilisé dans l’Union européenne. » - Peter Kent

Comprenez que la Directive amènerait une taxe pour les pétroles les plus sales de manière à refléter les coûts environnementaux. Le pétrole des sables bitumineux serait évidemment visé, car selon les scientifiques indépendants, sur l’ensemble du cycle de vie ils émettent 22% plus de CO2 que le pétrole conventionnel.

Aucun discours, aussi vert soit-il, ne réussira à cacher le désastre environnemental qui se cache derrière les sables bitumineux. Qu’on se le dise.