Introduction et traduction non officielle d'un communiqué de presse de Greenpeace Chine par Isabelle Mailhot-Leduc, stagiaire pour la campagne OGM à Greenpeace Québec.

Montréal, le 24 février 2012. Plusieurs pays d’Europe ont imposé, au cours des dernières années, des restrictions à l’importation et à la production d’aliments transgéniques. Voilà que la Chine met de l’avant une proposition de projet de loi nationale pour restreindre les OGM, de la recherche à la commercialisation. L’initiative chinoise est d’une grande importance, car le marché de ce pays est prisé par les exportateurs du monde entier. La viabilité commerciale des OGM est une fois de plus remise en question.

Selon Fang Lifeng, responsable de la campagne Alimentation et Agriculture chez Greenpeace Chine, «Il s’agit de la première initiative du genre dans le monde en matière de législation nationale sur les OGM». Le Conseil national de la Chine a rendu public une ébauche de projet de loi pour restreindre la recherche, les essais en champs, la production, les ventes, les importations et les exportations de semences OGM. La proposition de loi stipule que nul ne peut employer les technologies OGM pour les aliments de base en Chine.

La Chine ne veut pas d’OGM

«Cependant, il y a beaucoup trop de lacunes dans les mécanismes actuels de contrôle des OGM et des technologies en Chine. Cette proposition doit spécifier ce qui est entendu par ‘’lois et régulations appropriées’’ pour contrôler les cultures OGM. Nous demandons aux législateurs d’accélérer le processus qui mènera à la Loi de Biosécurité sur les Organismes Génétiquement Modifiés, et aussi d’augmenter le contrôle des aliments OGM et des autres produits. Autrement, cette loi sera trop timide», soutient Fang. Selon les enquêtes de Greenpeace, au cours des 20 dernières années, les investissements dans les technologies OGM ont été 30 fois plus important que ceux octroyés à l’agriculture écologique. «Il s’agit d’un obstacle de taille pour le développement d’une agriculture durable moderne en Chine», poursuit Fang. «L’argent de la Chine doit être investie de sorte à ce qu’elle garantisse des aliments sécuritaires pour la consommation humaine ainsi qu’une production qui tient en compte les impacts environnementaux». «Les technologies OGM ont clairement échoué à faire l’un et l’autre».

 «Aucun pays ne devrait prendre la voie de la commercialisation des OGM.
Chaque pays devrait plutôt réduire les aides financières octroyées aux technologies OGM et investir davantage dans les technologies agricoles dont l’innocuité et l’efficacité ont été démontrées. Cela inclut l’agriculture écologique
, les technologies vertes de contrôle des organismes nuisibles et des maladies, les techniques de sélection assistées par marqueurs moléculaires, etc.».

L’annonce fait suite à plus de sept année de campagne, Une bataille pour préserver l’intégrité du riz chinois qui fut couronnée de succès.


Aussi à noter : la décision de la Chine de suspendre l’autorisation du riz et du blé OGM pour les 5 à 10 prochaines années a été rendue publique il y a quelques jours dans le Beijing Time.