On peut souvent penser que manger relève simplement d'un choix personnel. Cependant, l'auteure de « Manger avec sa tête », Élise Desaulniers, démontre qu'un choix alimentaire peut également avoir des conséquences négatives importantes sur l'environnement et les autres êtres vivants avec lesquels nous partageons notre planète.

L'idée générale du livre est de nous éclairer sur les nouveaux enjeux de notre planète tels que l'usage de pesticides, le gaspillage alimentaire, les OGM, etc. Bref, il s'agit d'une critique de l'alimentation industrielle.

Des spécialistes de la question sont tombés sous le charme de ce bouquin. Éric Darier, directeur de Greenpeace au Québec témoigne : « Je mange avec ma tête et donc ... je suis. Un précepte pouvant fort bien décrire les propos du livre d'Élise Desaulniers, qui aborde la question de notre alimentation en partant d'une perspective de l'éthique animale ».

Je mange donc je pense

Manger un hot dog ou préférer un met issu de produits biologiques n'a pas les mêmes répercussions éthiques et environnementales, c'est évident. 

Penser avant d'agir, c'est le message que tente de faire passer l'auteure.

Saviez-vous qu'il existe différentes catégories de mangeurs ? Élise Desaulniers note qu'il est possible d'être végétalien (pas de viande, lait, oeufs, etc.), végan (pas de produits animaux comme le cuir), flexitarien (végétarien ou végétalien à temps partiel), omnivore sélectif (viande bio), ou encore, cas plus rare, déchétarien (qui mange des déchets comestibles). 

Les actions de Greenpeace s'inscrivent dans l'esprit critique du bouquin

De l'élevage intensif du saumon en aquaculture provoquant des infections contagieuses, aux prises accessoires en océans par la méthode des sennes coulissantes avec Dispositif de concentration de poissons (DCP), l'auteure fait une analyse critique des problématiques aussi soulevées par Greenpeace.

Elise Desaulniers soulève également les questions sur l'altération de la biodiversité, des semences OGM (Monsanto contaminant le maïs mexicain), et sur les conséquences probables de la consommation d'OGM sur la santé humaine (infertilité, problèmes immunitaires, vieillissement plus rapide selon l'American Academy of Environnemental Medicine).

« La faim justifie-t-elle les moyens? »

Parce que l'humain est omnivore, la santé des animaux est bien souvent liée à la nôtre. Mais, selon l'auteure, alors que dans le monde, des progrès ont été faits pour améliorer le bien-être des animaux et leur bonne alimentation, au Québec, à part une unique déclaration sur le sujet de l'ex-ministre de l'Agriculture Laurent Lessard en 2010, aucune réforme n'a pour l'instant été clairement mise en place selon Élise Delauniers.

Malgré le fait qu'il est difficile d'avoir accès à des élevages de viande au Québec, l'auteure a tout de même réussi à visiter un élevage de volailles de la Rive-Sud de Montréal pour documenter ses propos. Vous voulez certainement savoir ce qu'elle y a découvert? Je vous laisse vous procurer le livre pour connaître la suite...

L'éthique, ce n'est pas abstrait, ça se mange aussi !