Réaction de Greenpeace à la nouvelle cible de conservation dans le cadre du Plan Nord

Le ministre Pierre Arcand a annoncé aujourd’hui que la cible de 50% de conservation dans le cadre du Plan Nord allait être modifiée pour faire plus de place aux aires protégées. Il a par contre du même souffle plié l’échine face aux pressions du Ministère des Ressources naturelles et du lobby forestier en excluant la forêt publique commerciale de cette cible. Greenpeace appelle le ministre Arcand à protéger les sites les plus menacés avant l’accélération de l’exploitation des ressources dans le cadre du Plan Nord.

« Alors que le ministre Arcand fait de son mieux pour améliorer la performance environnementale du Plan Nord, son collègue des Ressources naturelles a réussi à lui couper l’herbe sous le pied en excluant toute augmentation des aires protégées en forêt commerciale au-delà de la cible minimale de 12%  fixée il y a 20 ans» commente Nicolas Mainville, responsable de la campagne Forêt chez Greenpeace. « Bien que d’augmenter la cible d’aires protégées à 20% soit une bonne chose, le ministre Arcand devrait s’empresser de réellement protéger les dernières forêts vierges du Plan Nord, celles qui sont actuellement menacées par l’exploitation et qui renferment les plus grandes valeurs écologiques et culturelles ».

Rappelons que moins de 6% de la forêt au sud de la limite nordique (51ème-52ème parallèle) est actuellement protégée et que plus de 90% de ce territoire a été coupé ou fragmenté. Selon Greenpeace, la protection des dernières grandes forêts intactes du Québec est le premier test pour la crédibilité environnementale du Plan Nord. Deux sites prioritaires ont été soumis au gouvernement, soit la Vallée de la Broadback dans le Nord-du-Québec et les Montagnes Blanches au nord du Lac St-Jean. Rappelons qu’aucun groupe environnemental n’a endossé la déclaration du Plan Nord à l’automne dernier.