Il arrive quelquefois qu’on se trouve à un certain endroit comme si quelque part il était écrit qu’il en soit ainsi. Et c’est ce que je me disais en regardant mes copains et copines du groupe local de la ville de Québec en train de faire signer la pétition pour sauver l’Arctique dans cette foule qui défile pour se rendre sur les Plaines d’Abraham en ce début des célébrations de la Fête Nationale.

 

Greenpeace, un mouvement  mobilisateur et intégrateur

Nous formons un groupe disparate : jeunes, vieux, parents, étudiants, etc. Nous habitons dans divers quartiers et municipalités de la région de Québec et il était peu probable que nos routes se croisent, mais c’était oublié notre désir commun d’aider à protéger l’environnement. Désir qui nous a tous fait converger vers Greenpeace,  organisme représentant pour chacun et chacune de nous le meilleur défenseur en ce domaine.

Je suis certaine que des passants nous trouvent un peu fous d’être installés là, malgré la chaleur, malgré l’ambiance festive de la Ville, malgré quelquefois le désintérêt manifeste de certains, à tenter de recueillir le plus de signatures possible sur nos feuilles de pétition et discuter avec les gens de l’enjeu tout spécial de cette journée à travers le Monde.

Difficile de penser arctique quand il fait 30 degrés à l’ombre, direz-vous ?

Et pourtant non, car il y a urgence, les enjeux sont énormes. Il y a déjà énormément de promoteurs, de politiciens, de profiteurs  de tout genre qui y réfléchissent sérieusement. Ils se divisent déjà entre eux ce territoire fragile, prêts à creuser, ruiner, dévaster cette région immaculée,  l’un des derniers endroits libres de plateformes pétrolières, grande étendue blanche qui loin de nous fond à vue d’œil. Et ils sont là, à espérer l’ouverture de voies navigables, espérant des profits faramineux sans penser aux peuples indigènes qui y vivent et aux ravages irrémédiables qu’ils pourraient causer.

Aussi, malgré l’été, les vacances, la fatigue, la chaleur, la pluie qui ne tardera pas, nous nous retrouvons, groupe petit, mais compact au coin de cette rue, à faire ce que nous savons si bien faire chez Greenpeace: tout tenter pour sauver la planète ! Loin de se sentir isolés dans notre petit coin de pays, il y a un courant qui passe entre nous et tous ceux et celles qui pareillement à nous, à travers la planète (plus de 160 villes à travers le monde), posent en même temps le premier échelon de cette nouvelle campagne pour obtenir la création d’un Sanctuaire en Arctique , qu’on y interdise la pêche industrielle et surtout qu’aucune compagnie pétrolière n’y fore de puits.

Mouvement mondial et solidaire

Il y a un certain scintillement qui s’allume dans les yeux des personnes qui acceptent d’ajouter leur signature lorsqu’on leur mentionne que celles-ci seront réunies pour être placées dans une capsule au cœur de l’Arctique. Ils seront les témoins silencieux, les protecteurs en provenance de tous les continents pour que cet endroit, si loin et que nous ne visiterons fort probablement jamais, soit sauvé des pilleurs qui en veulent à ses richesses.

Devant le spectacle de l’ours et de nos bannières utilisées lors de cette activité, beaucoup de gens esquissaient un sourire, un peu comme quand un jeune enfant espère sauver tous les pissenlits avant que la tondeuse les réduisent en souvenirs, un petit clin d’œil à une sorte d’innocence bon enfant que nous semblions de prime abord  dégager. Mais, hé c’est Greenpeace…et ils écoutaient, de plus en plus sérieux, de plus en plus soucieux de nos descriptions des dangers pointant à l’horizon dans ce Grand Nord si facile à oublier dans leur quotidien. Il s’installât tout au long de la journée, au fur et à mesure des rencontres, une connivence et malgré le scepticisme de quelques-uns…un espoir au fond des yeux, qu’ensemble on y arriverait. Qu’il n’y a pas de petits gestes, que tous sont un jalon, un petit pas qui compte vers un avenir meilleur !

Micheline du groupe local de Québec

Ville de Québec. 24 juin 2012

Pour joindre le groupe local de Québec